Le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), Karl Lègba, a animé, vendredi 12 janvier dernier, une conférence de presse, au siège de l’institution à Cotonou. Entouré de ses proches collaborateurs, il a exposé les réformes en cours à l’aéroport de Cotonou et qui visent à révéler une aviation civile sûre au service d’un développement durable.

Des innovations sont introduites et perceptibles dans le système de navigation aéronautique au Bénin en vue de révéler une aviation civile sûre au service d’un développement durable. C’est le message que Karl Lègba, directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile au Bénin (Anac), a transmis, vendredi 12 janvier dernier aux hommes des médias. 

Pour lui, les réformes sont initiées par le gouvernement du président Patrice Talon et visent à mettre au goût du jour l’aéroport de Cotonou. La métropole Cotonou, révèle-t-il, est à six heures de vol de Paris, de Djeddah et d’Afrique du Sud et à côté du Nigeria. En somme, « un grand pays en termes de potentialités », explique Karl Lègba. Il importe, déduit-il, de valoriser cette position stratégique en évitant désormais de faire les choses au pifomètre, mais en respectant les normes requises au plan international.
De plus, l’autre vision, poursuit le directeur général de l’Anac, est de connecter l’aviation civile au commerce et au tourisme puisque, rappelle-t-il, les visiteurs viennent faire les emplettes à Dantokpa. « Nous pouvons être petit mais beau », estime Karl Lègba, qui annonce comme autre innovation, trente minutes désormais comme temps d’attente pour récupérer ses bagages. Car soutient-il, après six heures de vol on ne peut plus continuer à beaucoup attendre avant d’être en possession de ses bagages. L’ambition, développe-t-il, est de porter ce temps à quinze minutes, une préoccupation du président Patrice Talon.
Les formalités à l’entrée, relève-t-il, sont simplifiées par rapport à la sécurité, car le temps de transit est réduit pour ceux qui ont récemment voyagé.
Nathalie Houndéton, directrice de la Réglementation, corrobore les propos du directeur général qui déclare connecter le Bénin aux autres pays. Pour elle,
« Mieux nous sommes connectés, mieux la desserte se fait, le transport aérien se fait plus durablement ». Ainsi, dix-neuf accords aériens sont signés et une vingtaine est en cours de finalisation. La plateforme est desservie par vingt compagnies aériennes et il est prévu que bien d’autres viennent allonger cette liste pour le bonheur des touristes et autres visiteurs du Bénin.
Elisée Dansou, directeur du contrôle de la sécurité à l’Anac, révèle que l’un des nouveaux chantiers est de se conformer aux normes et pratiques recommandées par l’Organisation de l’aviation civile internationale. L’ambition est de viser la création d’organismes de formation, d’entretien et de maintenance au Bénin. Des infrastructures qui pourraient attirer les visiteurs ou personnes en quête de renforcement de capacités.
Gildas Adéchina d’Almeida, directeur de la sûreté et de la facilitation de l’aviation civile assure que les dispositions pratiques sont prises pour faciliter le transport aérien afin que les passagers voyagent en sécurité.
Quant à Joseph Zinvoédo, directeur administratif et financier de l’Anac, il a assuré que le personnel de l’institution (61 agents) est bien motivé pour asseoir et mener à bien la politique (les innovations et autres réformes à l’Anac).
Sur le terrain à l’aéroport, Daniel Abihssira, directeur général de Morpho Dys Bénin, a expliqué et démontré, les innovations introduites dans l’accomplissement des formalités y relatives. Essentiellement, elles comptent désormais avec une biométrie intégrée qui fait gagner du temps à l’enregistrement. Toutes les réformes sont conçues pour faire de l’aéroport de Cotonou, la vitrine de l’Afrique de l’Ouest.

 

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