Les projecteurs sont éteints depuis le samedi 13 janvier dernier, sur la deuxième édition du Festival international de Porto-Novo (Fip). Les manifestations se sont achevées sur une note de satisfaction.

Porto-Novo a vibré, pendant sept jours, aux couleurs du Fip marqué par plusieurs attractions culturelles. Celles-ci ont été clôturées, samedi dernier, par le défilé de plus de 1000 masques, dont 600 revenants encore appelés Egungun, 600 gardiens de nuit Zangbéto, des Guèlèdè, les Bourians de la culture brésilienne, les mascottes animalières représentant la culture des Haoussa et autres. Il y avait également plus de 500 adeptes des divinités masquées pour ce carnaval culturel riche en tableau qui s’est déroulé sur le boulevard Catchi. Pendant plus d’une heure ces divinités masquées parées de leurs plus beaux accoutrements ont tenu en haleine le public dont le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy et le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou.
Pour ce dernier, en faisant défiler plus de mille masques, le comité d’organisation du festival a voulu faire ce que personne n’a encore accompli, à savoir : réunir en un seul lieu autant de divinités masquées et de vodoun. « Nous voulons vendre au monde ce qui fait l’authenticité de notre cité. La destination Porto-Novo s’impose progressivement comme un arrêt décisif dans la diversité des festivals du monde entier », se réjouit Emmanuel Zossou et président du comité d’organisation du festival.
Pour lui, la deuxième édition du Fip a été une fête culturelle haute en couleurs où les festivaliers sont passés d’un océan à un autre, d’un rythme à un autre et d’une danse à une autre, souligne-t-il. « De la danse Gohoun aux tribulations de Vano Baby, des incantations de Tofa aux coups de tambours de Danialou Sagbohan, des coups de reins de Sessimè, aux pas de danse des Egungun, les festivaliers ont découvert des talents artistiques de notre pays », souligne le maire, dans son discours de clôture des manifestations. Il salue aussi la richesse des communications du colloque scientifique, le volet intellectuel du festival, qui a permis aux participants de se convaincre davantage que le vodoun peut prendre sa juste place dans les enjeux mondiaux d’aujourd’hui et de demain.
Emmanuel Zossou remercie tous les artisans de ce succès, notamment le gouvernement qui s’est impliqué à fond dans l’organisation du festival et qui a promis d’ériger à Porto-Novo, le premier musée en Afrique des arts et civilisations vodoun… Ce qui permettra ainsi de faire de la ville capitale, le carrefour des divinités masquées. Le maire de Porto-Novo décerne aussi la palme d’or à la première dame, Claudine Talon qui a révélé, à travers ce festival, toute sa passion pour la chose culturelle?

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