Le Front pour le sursaut patriotique (Fsp), n’apprécie pas la gouvernance actuelle du pays. Il l’a fait savoir, ce jeudi 4 janvier à la faveur d’une conférence de presse animée à Cotonou, au cours de laquelle il a déploré la situation sociopolitique du pays.

La situation sociopolitique actuelle ne sied pas au Front pour le sursaut patriotique (Fsp). Pour ses acteurs, il faut parer au plus pressé en organisant des états généraux du pays. C’est la substance de la conférence de presse animée, ce jeudi à Cotonou par les membres du front. A travers une déclaration lue par son porte-parole, Jean Kocou Zounon, le Fsp peint un tableau sombre de la gouvernance du pays. Il dénonce ce qu’il appelle « la corruption et l’impunité au sommet de l’Etat, la politisation à outrance de l’administration publique et une crise socioéconomique sans précédent », sans donner d’autres détails.
« Depuis octobre 2017, la situation du pays s’est aggravée dans tous les domaines. La faim et la misère se sont étendues avec l’augmentation des prix des produits de première nécessité face à un pouvoir d’achat en chute libre. Aucune perspective au profit des milliers de petits producteurs déguerpis des rues ; le chômage s’est aggravé avec des licenciements économiques », avance le front.
De même, fustige le Fsp, « Les libertés syndicales et le droit de grève sont retirés à la police, aux travailleurs de la santé, de la justice et aux magistrats ». « Le pays renoue avec des poursuites et des détentions politiques que l’on essaie de couvrir par des montages judiciaires et de slogans de lutte sélective contre la corruption », se désole-t-il.
 Selon les membres du front, tout se passe comme s’il n’y a plus d’institutions de contre-pouvoir sous le régime en place. « Tous les droits conquis par le peuple dans sa victoire sur l’autocratie en 1989-1990 et consacrés par la Constitution sont dans les fers aujourd’hui. La Constitution est, chaque jour, piétinée et les droits fondamentaux des citoyens sont niés », estiment-ils.
Pour les conférenciers, les messages du chef de l’Etat sur l’état de la nation, vendredi 22 décembre 2017, et celui relatif à la présentation de vœux le 31 décembre ont passé sous silence la crise sociale du pays. Une fois encore, ils ont insisté sur la nécessité d’organiser des assises nationales qui réuniront toutes les forces vives afin de trouver des solutions idoines aux problèmes urgents qui se posent.

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