Social Watch Bénin a organisé, ce mercredi 27 décembre à Parakou, un atelier au profit des membres des cellules de participation citoyenne du Borgou et de l’Alibori. C’est pour renforcer leurs capacités sur l’organisation et le suivi des audiences publiques de reddition de comptes, dans le cadre de son programme de redevabilité.

Le développement à la base axé sur les pratiques de bonne gouvernance exige des communes qu’elles intègrent le mécanisme de redevabilité à leurs démarches. D’où l’importance de l’atelier de renforcement de capacités des cellules de participation citoyenne des communes du Borgou et de l’Alibori, sur l’organisation et le suivi des audiences publiques de reddition de comptes qui a eu lieu, ce mercredi 27 décembre à Parakou.
Très active en matière de veille citoyenne, l’Ong Social Watch Bénin travaille pour l’appropriation du programme de redevabilité dont elle est chargée de la mise en œuvre dans ces deux départements. A cela, il faut ajouter celle des différents concepts alliés. Les participants ont également pris connaissance des conditions dans lesquelles peut s’organiser le protocole des sessions de reddition des comptes, en parlant des audiences publiques.
Comment ces sessions s’organisent-elles? Et avec qui sont-elles organisées? Quelles sont les parties prenantes de la redevabilité ? Quels sont les différents types de redevabilité, ainsi que les espaces d’exercice de la reddition de comptes ? Ce sont autant de questions que le président de Social Watch Bénin, Gustave Assah et la vice-présidente, Blanche Sonon, ont abordées au cours de la rencontre.
« La redevabilité ne se décrète pas. C’est une négociation entre demandeurs et offreurs. Elle facilite le dialogue autour du rendement de l’exercice d’une responsabilité qui oblige à rendre compte », a indiqué Gustave Assah. « La reddition de comptes est l’exercice de la redevabilité et qui met en jeu les parties prenantes et les techniciens de la mairie », a-t-il poursuivi. Le plus important pour Social Watch Bénin, a confié son président, c’est que les populations comprennent que leur argent est utile à quelque chose.
En matière de pratique de redevabilité au Bénin, fera observer Gustave Assah, beaucoup de communes ont compris, depuis trois ans, la nécessité de sacrifier à cet exercice. « Au départ, il y avait une forte réticence. Une commune comme celle de Sinendé nous avait sérieusement combattus. Pèrèrè, Kalalé et autres qui avaient compris, travaillaient déjà », a-t-il expliqué. Selon lui, la redevabilité et la reddition des comptes offrent plusieurs avantages. Outre la compréhension autour du budget communal, elles empêchent les populations d’avoir des préjugés ou de faire des supputations et de contribuer davantage à la collecte des ressources au niveau local. Elles renforcent la confiance entre les populations et les autorités locales, puis rassurent les bailleurs de fonds.

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