Le groupe de travail des organisations de la société civile béninoise sur l’examen périodique universel (Epu) a animé, ce mercredi 27 décembre, une conférence de presse à Cotonou sur l’examen périodique universel du Bénin. Chacun des membres dudit groupe constitué de six organisations a présenté un pan des recommandations auxquelles le Bénin a souscrit par rapport à l’Epu.

C’est autour du thème « Contribution des organisations de la société civile béninoise au suivi des recommandations du 3e cycle de l’examen périodique universel du Bénin tenu à Genève le 10 novembre 2017 lors de la 28e session du Conseil des droits de l’Homme » que le groupe de travail des organisations de la société civile béninoise sur l’examen périodique universel (Epu) a animé, ce mercredi, une rencontre avec la presse. Les six organisations de la société civile que sont Wildaf-Bénin, Acat-Bénin, Close, Esam, Changement social Bénin et Franciscains-Bénin ont focalisé leur message sur ce que font les gouvernants sur la base des engagements ou recommandations auxquels ils ont adhéré par rapport à l’Epu.
Selon Luigi Coppari, président du Conseil d’administration de l’Ong Franciscains Bénin, la conférence de presse constitue le prolongement des activités de plaidoyer que lesdites Ong mènent à l’endroit du gouvernement. L’examen périodique universel est un mécanisme onusien par lequel un Etat est examiné par ses pairs.
Parmi les 198 recommandations formulées, 191 ont été acceptées pendant que 7 ont été rejetées, renseigne Luigi Coppari. C’est justement par rapport aux 7 recommandations rejetées que Ralmeg Gandaho, président de l’Ong Changement social Bénin, relève la nécessité de maintenir la veille. Cela, dans la mesure où ces rejets portent sur la restriction de l’espace civique à travers des menaces à la liberté d’expression (réunion, manifestation, presse).
Me Huguette Bokpè Gnacadja, coordonnatrice de Wildaf-Bénin, s’est appesantie sur les recommandations relatives aux femmes, filles et personnes handicapées. Son combat, retient-elle, vise à veiller sur le respect des engagements portant sur le respect des droits des femmes et des filles contre les pratiques traditionnelles néfastes notamment le mariage précoce, les mutilations génitales féminines et le respect des droits sociaux de base.

Plaidoyer

Fidèle Kikan d’Amnesty international Bénin sur les libertés publiques fondamentales ; Norbert Fanou-Ako, directeur d’Enfants solidaires d’Afrique et du monde et de l’Ong Close sur les droits des enfants et Pascal Zohoun d’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, ont plaidé pour qu’il n’y ait plus sur le terrain une démarcation nette entre les engagements pris et la réalité du respect desdits engagements sur le terrain.
Le groupe de travail des organisations de la société civile béninoise pour l’examen périodique universel (Epu), déclare-t-il, félicite le gouvernement béninois pour les initiatives prises en faveur des droits humains notamment l’amélioration des cadres légal et institutionnel et la soumission de son rapport au Conseil des droits de l’Homme dans le cadre du 3e cycle de l’Epu. Malgré l’adoption et l’entrée en vigueur, la ratification de quelques lois et conventions internationales, la question de l’ineffectivité de la mise en œuvre de ces engagements a fait l’objet de nombreuses recommandations (198) faites par 82 Etats. Lesdites recommandations portent notamment sur la promotion et la protection de l’enfance et de la femme, la mise en place effective de la Commission béninoise des droits de l’Homme, les conditions de détention, la liberté d’expression (réunion, manifestation presse), l’adoption du nouveau code pénal, la commutation de la peine des 14 condamnés à mort, le droit à l’eau, à la santé, à l’alimentation, à la justice.
Le groupe de travail a marqué sa détermination à accompagner le gouvernement dans tous ses efforts pour un changement des politiques publiques sectorielles à travers un suivi rigoureux de la mise en œuvre desdites recommandations?

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