Les membres de la Commission nationale de sécurité et de santé au travail (Cnsst) sont en session depuis ce mardi 26 décembre à l’Infosec à Cotonou. Cette deuxième session pour le compte de l’année 2017 sera consacrée, durant quatre jours, à la relecture du décret 2000-178 du 11 avril 2000 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Cnsst et à l’examen de son projet de Règlement intérieur.

Combien de services font appel à Contrelec pour l’installation du courant électrique dans les bâtiments administratifs ? Combien sont-ils à appeler des entrepreneurs pour la construction des bâtiments devant abriter des services publics ? Ce sont des questions que le directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique, David Vidéhouénou, a soulevées hier à l’ouverture des travaux de la deuxième session ordinaire pour le compte de l’année 2017 de la Commission nationale de sécurité et de santé au travail (Cnsst). Par rapport à ces interrogations, il estime que les membres de cette commission ont une responsabilité énorme en matière de sécurité et de santé au travail qui vise à supprimer ou limiter les effets nuisibles des activités professionnelles aussi bien sur la santé physique que mentale des parties intéressées.
Durant les quatre jours de travaux, les commissaires auront à se pencher sur la relecture du décret 2000-178 du 11 avril 2000 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Cnsst, puis à l’étude du projet de règlement intérieur de la Cnsst.
Selon le directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique, le champ d’application des dispositions légales sus citées, qui se limite aux secteurs privé et parapublic, constitue la base du décret 2000-178 du 11 avril 2000 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Cnsst. Or, ce document-cadre de politique nationale de sécurité et de santé au travail approuvé par le décret 2007-410 du 31 août 2007, qui a pour fondement la prévention des risques professionnels, prend en compte toutes les catégories de travailleurs, aussi bien ceux des secteurs privé et parapublic que ceux du public.
Cette restriction, explique David Vidéhouénou, est corrigée par l’adoption de la loi 2015-18 du 23 février 2017 portant statut général de la Fonction publique. Un statut qui fait obligation au secteur public de pourvoir à la sécurité et à la santé au travail de tous les fonctionnaires. D’où l’harmonisation des statuts de la Cnsst s’impose.
En effet, la Cnsst a pour objet d’émettre toutes suggestions et avis sur la réglementation en matière d’hygiène et de sécurité au travail; de formuler toutes propositions ou d’émettre tous avis sur l’orientation et la mise en application de la politique nationale de prévention des risques professionnels.
Pour le représentant du Conseil national du patronat, Philippe Johnson, son organisation ne peut que se réjouir de la vivacité observée au sein de la Cnsst dont la mission est de prévenir les risques en milieu de travail. Rappelant les sujets inscrits à l’ordre du jour de la session, il estime que force est de constater que la problématique du bien-être en milieu de travail a retenu l’attention de toutes les parties présentes à la session.
Quant au représentant des travailleurs, Vincent de François Bonou, son souhait est que les autorités prennent la mesure de la situation pour que se tiennent régulièrement les sessions de la Cnsst. C’est pourquoi, il compte le niveau des commissaires pour qu’au terme de cette dernière session de l’année 2017, sortent de bons résultats.

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