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25,6% d’adolescentes du département de la Donga abandonnent leur rêve, ne serait-ce que de poursuivre leur scolarité, malgré elles, du fait du mariage forcé. Le préfet du département, Biao Aïnin Soulemane Eliassou entend œuvrer pour rendre réversible cette teandance.

 

Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne, dit-on. On y gagne aussi une femme, dont la contribution au développement est importante. Mais le mariage des enfants brise le rêve de certaines filles d’accomplir leur destin.

 

En dépit de l’arsenal juridique, largement suffisant pour réprimer le phénomène, le mariage des enfants perdure au Bénin. Certains départements y sont sujets plus que d’autres. C’est le cas du département de la Donga qui connait un pic en la matière.

Dans cette région, 25,6% des filles abandonnent malgré elles leur rêve, ne serait-ce que de poursuivre leur scolarité, du fait des mariages précoces, à en croire les conclusions de l’enquête Multiple Indicator Cluster Surveys (Mics) réalisée en 2014. Ce phénomène peu reluisant touche trois filles sur dix de moins de 18 ans, selon l’enquête.

Les pesanteurs socio-culturelles, des inégalités basées sur le genre et surtout la pauvreté sont, entre autres, les facteurs qui expliquent l’ancrage d’une telle pratique, a clarifié le Mics.

Le préfet de la Donga, Biao Aïnin Soulemane Eliassou renchérit que sur son territoire, la pratique est en vogue à cause d’une mauvaise interprétation de l’Islam. Pour lui, « la religion musulmane n’encourage pas cette décadence, c’est un zèle de trop de la part de nos parents ». Il ambitionne d’ailleurs mettre en œuvre les politiques adéquates pour changer la tendance. La sensibilisation, l’association de la chefferie traditionnelle et des responsables religieux à toutes les actions visant à endiguer le phénomène, ainsi que la veille, sont quelques dispositions que compte prendre Biao Aïnin Soulemane Eliassou, pour faire reculer le phénomène du mariage des enfants dans son département.

Toujours pour l’éradication du fléau, l’autorité préfectorale fait appel à l’indulgence des maires et des élus locaux. Car dit-il, « ils savent mieux que moi comment procéder pour toucher le cœur des populations à la base». 

En prélude à ces actions, le préfet annonce d’ores et déjà que son département aura le mérite de se hisser à la première loge des localités qui auraient réussi à décourager la pratique du mariage des enfants.  « C’est un pari et j’y arriverai avec l’accompagnement de toutes les composantes de ma localité », a-t-il laissé entendre.

 

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