Interpellé sur l’issue de l’enquête relative au meurtre du policier Sota Vincent N’da, lors de la réunion qu’il a eue, ce lundi avec les responsables des différentes unités en charge de la sécurité dans l’Atacora aux côtés de son homologue de la gendarmerie, le directeur général de la Police nationale s’est montré bien rigide face aux circonstances du crime.

Affecté, Moukaïla Idrissou, directeur général de la Police nationale l’est mais se désole bien des circonstances dans lesquelles le drame s’est produit le 25 mai dernier au poste frontalier de Datori dans la commune de Cobly. A son avis, des dysfonctionnements ont favorisé l’attaque fatale au jeune policier de 27 ans. Il ne conçoit pas que l’agent se retrouve en poste à 32 km du centre urbain où il est censé servir, comme l’exige le champ d’intervention du commissariat. La zone est d’ailleurs sous le contrôle de la gendarmerie qui y a érigé un poste. Pis, le fait qu’il soit le seul agent à ce poste, aux yeux de Moukaïla Idrissou, est contre la déontologie policière. Les agents sont en effet appelés à évoluer en binôme.

Au regard de toutes ces failles il indique que les responsabilités seront situées et n’exclut pas des sanctions. L’enquête relative au crime se poursuit et tout est mis en branle pour élucider les circonstances dans lesquelles il est intervenu.

Décédé à la suite d’un coup reçu à la tempe gauche par le biais d’un objet contondant, Sota Vincent N’da laisse le souvenir d’un policier exceptionnel, bon travailleur, discret et très sérieux.

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