Le député Antoine Kolawolé Idji, vice-président de l’Union fait la Nation, président du groupe parlementaire l’Union fait la Nation à l’Assemblée nationale a animé mardi 30 août, une conférence de presse à Cotonou. C’était pour opiner sur l’éducation nationale et plus spécifiquement sur la nouvelle carte universitaire rendue publique par le gouvernement qui défraie la chronique.

«Au Bénin peut-être plus qu’ailleurs l’Education nationale est une question centrale pour notre développement socio-économique, l’un des piliers essentiels pour tout progrès, un atout majeur pour le développement et le rayonnement du Bénin, un facteur décisif pour la cohésion nationale», a déclaré Antoine Kolawolé Idji, vice-président de l’Union fait la Nation, président du groupe parlementaire l’Union fait la Nation lors de la conférence de presse qu’il a animée à Cotonou.
Faisant recours aux idées développées lors des journées de réflexions tenues en 2012, il a rappelé la position qui était celle de son groupe par rapport à l’esprit outrageusement régionaliste et les politiques aventureuses qui caractérisaient alors la gestion de l’enseignement et surtout l’érection tous azimuts des centres universitaires. «Cette position soutenue et défendue par l’UN est aujourd’hui celle de la Rupture et du programme du Nouveau départ dans l’Education nationale», a rappelé Antoine Kolawolé Idji. Pour lui, il s’agit de construire et de mettre en œuvre cette politique avec les principaux acteurs dans le secteur et de l’expliquer en toute responsabilité aux populations concernées et à l’ensemble de l’opinion publique nationale.
Le vice-président de l’UN estime qu’il faut analyser et replacer les émotions soulevées et les déclarations à la tribune de l’Assemblée nationale sur la publication de la nouvelle carte universitaire dans le contexte de la Rupture pour un Nouveau départ qui seul, soutient-il, peut remettre le Bénin sur les rails.
La décision du gouvernement actuel vise, souligne Antoine Kolawolé Idji, à rationaliser la carte universitaire pour bâtir ou consolider plus efficacement l’Université d’Abomey-Calavi, celle de Parakou, celle thématique d’Abomey et une Université nationale d’agriculture à Porto-Novo. Face à la levée de boucliers que cette décision a suscitée de part et d’autre, il pense que la politique des centres universitaires est une tentative d’assassinat de l’Education nationale, de la jeunesse du pays et de l’unité nationale.
Antoine Kolawolé Idji réitère que chaque université béninoise doit avoir comme ambition, la meilleure formation possible à l’échelle mondiale pour tous les fils et toutes les filles du Bénin et même pour toute l’Afrique et au-delà. «Nous devons d’abord penser national, être sérieux et réalistes dans les questions relatives à la gestion des ressources humaines, financières et matérielles », insiste le vice-président de l’UN.
Récapitulant, Antoine Kolawolé Idji relève que chaque acteur doit avoir à l’esprit que les universités du Bénin sont comme des pôles d’excellence en Afrique et dans le monde ; les établissements de formation doivent être conçus dans l’efficacité en tenant compte des ressources disponibles, des atouts des lieux d’implantation et d’un aménagement équilibré du territoire national et enfin chaque acteur doit avoir comme souci prioritaire l’unité nationale et le brassage entre les jeunes de toutes les régions du pays ?

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