L’affaire Valentin Somassè du nom du coordonnateur du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) qui avait été arrêté le 18 octobre 2012 a connu son épilogue depuis le 6 mai dernier. L’intéressé a organisé jeudi 9 juin, un point de presse à Cotonou pour informer l’opinion sur ce qu’il a qualifié de cabale politico-judiciaire contre sa personne.

«Je salue la justice béninoise qui a prononcé le 6 mai dernier, un non-lieu général dans l’affaire montée de toutes pièces qu’il a été convenu d’appeler affaire Valentin Somassè. C’est la justice qui élève une nation», a déclaré Valentin Somassè. Ainsi, retient-il, la justice a confirmé depuis environ un mois ce qu’il a toujours clamé, à savoir que les fonds du projet dont il avait la charge n’ont jamais été ni détournés ni volés sous sa gouvernance.

Il aura fallu des mois, selon son exposé, pour que les preuves qu’il a apportées lui valent d’abord une mise en liberté le 21 mars 2013 et ensuite l’ordonnance de non-lieu rendue le 6 mai dernier suite au réquisitoire définitif de non-lieu du procureur de la République le 20 avril dernier.
Selon son récit, il a été arrêté et déféré le 18 octobre 2012, à la prison civile de Cotonou, sans aucune plainte initiale ni de l’Etat, ni de la Banque africaine de développement au service desquels il officiait en tant que coordonnateur national du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav). Un projet destiné à moderniser en profondeur la production de lait et de viande au Bénin ainsi que le marché d’écoulement de ces produits dérivés sur toute l’étendue du territoire.
«On a pensé qu’on pouvait prendre ma place. Une cabale politico-judiciaire a donc été montée de toutes pièces pour me faire accuser d’avoir détourné 193.614.816 F CFA », dévoile l’homme. Or, précise Valentin Somassè, cette somme représentait les dépenses normales nécessaires au démarrage du projet, dépenses qui n’étaient pas éligibles sur les fonds BAD, mais représentaient une part de la contribution de l’Etat béninois au projet.
Des dépenses dont la régularisation, la certification et le mandatement ont été faits par le ministère des Finances le 31 mai 2012, bien avant son arrestation, a-t-il fait observer. En juin 2012, précise-t-il, la revue conjointe réalisée par la BAD et le Bénin à mi-parcours, a décerné son satisfecit à la gouvernance du projet. Mieux, enchaine-t-il dans son récit, les rapports d’audit externe des comptes 2010 et 2011 ont été acceptés par le Bénin et la BAD. «On ne pouvait comprendre comment un procureur m’ait convoqué … et sans m’entendre sur le fond de la question, me fait déposer à la prison civile de Cotonou, avant de demander des explications », regrette-t-il.
Pour lui, le coordonnateur national du Pafilav qu’il était ne saurait être relevé de ses fonctions sur un simple montage politico-judiciaire, car le contrat liant le coordonnateur national à l’Etat béninois ne peut être résilié qu’à la demande du coordonnateur ou dans les cas où une mission d’audit externe établirait que celui-ci a commis des malversations ou qu’il serait formellement établi que les contre performances du projet lui sont essentiellement imputables, justifie-t-il. Sur cette base, Valentin Somassè déclare avoir demandé sa reprise de fonction par courrier en date du 7 août 2013 au ministère de l’Agriculture sans suite. ?

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