Dix jours après la géante manifestation organisée à Cotonou pour appeler les Béninois à la repentance, à la réconciliation et au pardon, la Fondation citoyenne «les Potiers de la République» était de nouveau sous les feux de la rampe, lundi 4 janvier dernier. Cette fois-ci, elle est venue expliquer le fondement de sa lutte, le profil du meilleur président de la République vu par ses membres, la nécessité d’une décrispation de la tension au plan politique, la nécessité pour le prochain président de la République de se conformer aux valeurs de loyauté et de fidélité à sa patrie…

« Le prochain président de la République doit être un potier ». Ce vœu, les membres de la Fondation citoyenne «Les Potiers de la République» tiennent à sa concrétisation. Selon eux, il s’agit de la seule option pour permettre au Bénin de mieux se porter et d’amorcer véritablement son développement. Lundi 4 janvier dernier, à l’occasion d’une conférence de presse tenue à leur siège, ils ont rappelé à l’intention du public, le sens à donner à leur combat et à leur engagement. Céphise Béo Aguiar, Gildas Agboton, Mikaïla Saka et le Dr Horace Adjolohoun se sont exercés à l’occasion à peindre à nouveau le profil du potier de la République. Partant, ils soutiennent que le prochain président doit être un « homme loyal et fidèle à sa patrie, le Bénin », tel que le stipule le credo de leur fondation. Cette loyauté, indiquent-ils, pourraient même s’étendre à leurs vies antérieures, soutiennent-ils, en soulignant qu’on ne peut confier de grosses œuvres qu’à celui qui s’est montré méritant au niveau de moindre travaux. Gildas Agboton élargit les obligations faites au futur président et exige de lui, une vie familiale exemplaire, la crainte de Dieu, la culture de la sanction et demande qu’on en finisse avec « l’homme providentiel ».
Pour Mikaïla Saka par exemple, il faut rétablir la devise de notre pays et cela passe par la réconciliation, le pardon et la repentance. Céphise Béo Aguiar embraye pour soutenir que les dirigeants actuels qui ont montré leurs limites devraient laisser place à de nouveaux, plus jeunes, et assez imbus des réalités du moment. C’est là, le vœu des Potiers de la République qui prennent déjà des attaches avec certains jeunes candidats annoncés dans la course à la Marina. Cette démarche paraît essentielle, insiste le Dr Horace Adjolohoun qui, une fois encore, pense que le Bénin a besoin d’un « Alédjo 2 ».
Au cours de cette conférence de presse, la Fondation citoyenne «Les Potiers de la République» est largement revenue sur le sens à donner au combat qu'il s’est donné. A les en croire, leur organisation est dans une démarche de précurseur et prône des valeurs universelles à travers une ligne idéologique. «L’engagement des potiers est irréversible car l’enjeu est fondamental», a aussi fait savoir Dr Horace Adjolohoun. Tandis que Céphise Béo Aguiar invite à voir cette fondation comme le «miroir de citoyenneté» et demande de «prêter attention à son message».¦

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