Ce que l’on prenait pour une rumeur est devenu certitude depuis hier, jeudi 10 septembre. Dans les starting-blocks de la course au palais de la Marina en 2016, Moudjaïdou Issifou Soumanou sera bel et bien de la partie. A travers une conférence de presse organisée hier à Akpakpa à Cotonou, il a officialisé sa candidature et en a donné les raisons.

« Osons la rupture pour un nouveau départ». C’est avec cet engagement que l’ancien ministre Moudjaïdou Issifou Soumanou se porte candidat à l’élection présidentielle de 2016. Ceci, afin de proposer une autre gouvernance, une autre approche dans la gestion du pouvoir d’Etat pour une meilleure satisfaction des attentes du peuple électeur. Serein et vigoureux, l’homme qui rêve d’être le successeur de Boni Yayi a dévoilé aux hommes des médias et à une foule de sympathisants, les raisons de cette option. D’abord il dit avoir, au regard de son parcours et de son expérience, l’étoffe qu’il faut pour. Mais cela est loin de constituer sa seule raison. Après avoir cru comme beaucoup en 2006 que le Bénin avait pris le bon départ, il dit s’être ravisé en 2008, remarquant que les aspirations ont changé, avant de prendre ses distances pour ensuite, courant 2010, se constituer avec un groupe de cinq autres personnes pour réfléchir à une autre alternative. Mais le projet n’avait pas encore été suffisamment mûri lorsque s’est enchaînée pour lui une série de difficultés qui l’obligeront à un long séjour carcéral.

Des difficultés qui, loin de l’écarter de ses ambitions l’y ont plutôt conforté. Une fois libre de ses mouvements, l’homme dont la candidature est identifiée à travers le sigle «SIM 2016» dit avoir parcouru les 77 communes du Bénin, et mieux, plusieurs villages pour aller au contact des réalités des populations. Un exercice émouvant qui lui a donné de se convaincre encore que lui, Moudjaïdou Issifou Soumanou, mieux que ceux qui exercent le pouvoir et se sont vus incapables de solutionner les moindres soucis des Béninois pouvait aussi agir. Pour ce candidat qui voudrait s’inscrire dans « la dynamique de chercher à faire mieux», la candidature à la présidence de la République «est une course de relais et non une course de vitesse».
Et lorsqu’il aura atteint son objectif, l’ancien ministre du Commerce se propose d’agir sur plusieurs piliers. Dans le secteur éducatif par exemple, il dit avoir constaté que l’école béninoise dispose de très peu d’enseignants qualifiés et est pris d’assaut par une horde de vacataires qui n’y viennent que pour négocier la survie. L’éducation s’entend alors comme l’une de ses priorités et il pourrait y introduire le bilinguisme dès le primaire. Le commerce qui semble être son marigot, les investissements, la santé… constituent également des éléments majeurs du projet de société que propose Moudjaïdou Issifou Soumanou à ses compatriotes. Même la composition de certaines institutions de la République sera passée au tamis, promet-t-il. Toujours est-il que son programme, tel qu’il le conçoit est assez vaste et impressionnant. Hier, il n’en a livré que quelques points saillants, promettant d’y revenir plus amplement.

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