L’élection des bureaux communaux s'est poursuivie hier mardi 28 juillet dans le Mono. Au total, six communes ont été concernées par cette opération soldée par des résultats divers.

Bopa, Lokossa et Grand-Popo ont été les premières communes du Mono à accueillir hier mardi 28 juillet les commissions électorales de la préfecture. Au nombre des trois communes, seules les deux dernières ont pu, à l’arrivée, se doter de bureau communal. Celui-ci porte à sa tête à Lokossa, le député Dakpè Sossou et Valère Dogué réélu premier adjoint. Un poste que l’intéressé a occupé pendant la dernière mandature. Ces deux premiers responsables de la mairie tout comme le deuxième adjoint au maire sont tous issus des Forces démocratiques unies (FDU).

A Bopa, l’installation des élus tout comme les différentes élections prévues ont été purement et simplement reportées pour jeudi 30 juillet prochain. Ce report, à en croire le chef de la délégation préfectorale conduite par Komlan Zinsou, est nécessaire en vue de fixer les élus sur la conduite à tenir par rapport à une décision de la Cour suprême dont la préfecture a été saisie. Ladite décision, selon les membres de la délégation, invalide deux candidatures dans les rangs des élus de la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) déjà en minorité au sein du Conseil communal de Bopa.
Au cours de la soirée, les mêmes activités électorales se sont poursuivies au niveau des trois dernières communes du Mono-Couffo. Il s’agit de Comè, d’Athiémé et de Houéyogbé.
S’agissant de Comè, le conseil communal a fait confiance à Pascal Houessou de la liste Union fait la Nation (UN) pour en assumer les destinées pendant cinq années. Il sera aidé par François Tchémadon et Joachim Amoussou élus respectivement aux postes de premier et deuxième adjoints. La même formation politique, l’UN s’est imposée à la tête de la commune d’Athiémé à travers Joseph Anani. Ce dernier a déclaré vouloir consacrer ce deuxième mandat pour relever davantage le défi du développement de la commune.

La loi de la majorité

La série des élections de la journée a pris fin par Houéyogbé où la loi de la majorité a fait rafler tous les postes au profit des militants de l’Alliance Eclaireur. Ainsi après avoir élu Cyriaque Domingo, maire de la commune, le reste des dix élus de l’alliance s'est partagé tant les autres postes du bureau communal que ceux de chefs d'arrondissement. Ceci s’est déroulé suite aux boycotts successifs des élections par les élus de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND) suivi un peu plus tard par leur homologue des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), Olympe Glago.Cet unique élu FCBE, par ailleurs maire sortant, a prétexté d’un certain sentiment de marginalisation à son encontre pour se retirer du vote. «Tout se passe comme s’il n’y a que les AND et l’Alliance Eclaireur dans la commune. Même si on est majoritaire, on peut tout de même faire cas de l’élu que je suis. Personne ne m’a approché jusque-là, à quoi servirait alors mon suffrage ?», s’est-il plaint.
Quant aux élus AND, leur camp a demandé en vain le report du scrutin au motif qu’ils ont formulé des recours contre certains de leurs adversaires politiques du conseil communal. «Lesquels recours ne sauraient être suspensifs du processus électoral», a répliqué la délégation.

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