Suite à la proclamation des résultats du scrutin communal, la préfecture du Mono-Couffo a entrepris depuis lundi 27 juillet dernier l’installation des nouveaux élus en vue de leur permettre de choisir leurs dirigeants. A l’issue de ces activités qui se sont déroulées dans les communes du Couffo, les choix ont été largement portés sur les candidats de la liste de l’Union fait la Nation.

La préfecture du Mono-Couffo a gagné le pari du renouvellement des bureaux au niveau des communes du Couffo. De Dogbo en passant par Djakotomey, Aplahoué, Klouékanmè, Lalo et Toviklin aucune commune n’a été en marge de cette activité confiée aux cadres de la préfecture lundi dernier. Par groupe de trois membres, les proches collaborateurs du préfet se sont partagés les six communes du Couffo à raison de deux par groupe en vue de les doter de nouveaux dirigeants. Au niveau de chacune des communes à charge, le trio des délégués de la préfecture déclare installer les nouveaux élus avec le bureau d’âge après rappel des dispositions afférentes aux élections qui vont suivre. Des procès verbaux sanctionnant lesdites élections, il est aisé de constater que les élus de l’Union fait la Nation (UN) se sont taillé la part du lion. C’est le cas à Dogbo avec le maire sortant Vincent Akakpo et ses deux adjoints qui proviennent tous de la liste UN. Même composition de bureau à Klouékanmè restée aux mains de Christophe Mègbédji. Suivront également cet exemple, les communes d’Aplahoué, de Djakotomey et de Lalo qui ont confié les destinées de leurs mairies aux leaders respectifs de l’UN à savoir Casimir Sossou, Séraphin Dohou et William Fangbédji. Seule la commune de Toviklin a fait exception à la règle de l’hégémonie de l’UN en concédant les deux postes d’adjoint à d’autres formations politiques. A savoir les Forces démocratiques unies (FDU) qui ont réussi à positionner Sodjidé Dada au poste de Premier adjoint tandis que Grégoire Amèdjico de l’UB s’est fait élire au poste de deuxième adjoint au maire Rigobert Tozo de l’UN.

Avant d’en arriver à ces résultats, le mode de scrutin et la compréhension de certaines dispositions notamment l’article 400 du Code électoral ont suscité bien des débats houleux par endroits. Plus spécifiquement au niveau de la commune de Lalo, c’est la non reconnaissance de l’éligibilité aux auteurs des procurations émises qui a conduit à la suspension des élections pour les chefs d’arrondissement. En lieu et place des onze, seuls quatre arrondissements ont pu être dotés de chefs élus. Le reste de l’élection à ce niveau est reporté pour une date à définir par la préfecture, a laissé entendre la délégation conduite par le secrétaire général de la préfecture Komlan Zinsou.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 2409 fois
Tags:
  • ,