Un mouvement politique dénommé Rassemblement des jeunes démocrates (RJD) a été porté sur les fonts baptismaux samedi 11 juillet dernier à Lokossa. Ses fondateurs promettent d’en faire un creuset des forces juvéniles capables de faire des propositions et des critiques par rapport à la gouvernance au Bénin.

Il va falloir désormais compter avec le Rassemblement des jeunes démocrates (RJD) sur l’échiquier politique du Bénin. A l’issue des assises qui l’ont accouché samedi 11 juillet dernier à Lokossa, ses militants et sympathisants se sont promis de ne pas se donner du répit. Ils entendent prendre fréquemment part, disent-ils, aux débats portant sur les affaires impliquant l’Etat sans occulter la veille autour de la gouvernance locale. Aussi justifient-ils la pertinence de créer cette nouvelle force politique à travers la nécessité pour eux de défendre certains objectifs dont trois paraissent prioritaires à leur entendement. Il s’agit d’abord, selon leur déclaration, d’œuvrer pour la ratification de la Charte africaine de la jeunesse suivie de sa mise en œuvre sans oublier le Plan d’actions pour la décennie de la jeunesse; ensuite d'œuvrer pour l’optimisation des opportunités positives de la mondialisation et des Technologies de l’information et de la communication, tout en poursuivant la promotion de l’entreprenariat et la création des emplois verts. Enfin, pour le RJD les combats viseront l’augmentation des ressources affectées à l’éducation et à la création des campus numériques tout autant qu’il sera fait cas des services de santé en faveur des jeunes. Autour desdites priorités, le président du RJD Assane Salami et son équipe ont appelé à la mobilisation de toute la jeunesse béninoise. Se voulant plus pragmatiques, ils ont installé au cours des assises, les coordonnateurs par arrondissement chargés de la mobilisation à Lokossa avant de promettre d’étendre cette dynamique aux autres communes du Bénin. Confiant en l’efficacité d’une telle action qui vise à ratisser large les prochains jours, Josaphat Lafia, vice-président du RJD gage que « plus personne ne parlera au nom de la jeunesse, mais elle-même se fera son propre porte-parole ».

A en croire le président Assane Salami, la nouvelle formation qui se veut le creuset des forces juvéniles vient en échos à la Déclaration de Bamako faite en 2005 et des réflexions de personnalités dont l’ancien chef de l’Etat malien, Alpha Omar Konaré, et le président gabonais Ali Bongo Odimba sur le lien entre la jeunesse et le développement. "La dure et la vraie réalité est que l'Afrique n'a pas suffisamment investi dans le développement du capital humain, pour tirer profit des avantages que représente sa population juvénile… et d'ajouter que… les jeunes africains peuvent changer le monde et doivent changer le monde", rappelle Assane Salami pour le compte du chef de l’Etat du Gabon.

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