Le scrutin d’hier dimanche 28 juin s’est tenu sans anicroche dans le Mono-Couffo à la grande satisfaction des citoyens et des candidats. Sauf à signaler quelques flottements par endroits.

Le scrutin d’hier dimanche 28 juin a, d’un point de vue général, connu de légers flottements dans le Mono et le Couffo, même si par endroits, le vote a démarré à temps. Lesquels sont notamment dus à la mise en place du matériel de vote. Au niveau du poste de vote n°2 de l’arrondissement de Fongba dans la commune de Lokossa, le retard dans le démarrage des opérations s’est étendu jusqu’à environ une heure d’horloge. La cause, des difficultés relatives au transport du matériel sensible sur les lieux du vote. Paradoxalement, le poste voisin du même centre a lancé les opérations avec un moindre retard, soit 15 mn.

Au niveau des postes de vote du complexe scolaire de Guinkomey et de la Maison des jeunes de Lokossa, les opérations se déroulaient dans le calme. Lesdits postes ont par ailleurs, accueilli les députés Dakpè Sossou et Rosine Dagniho, tous candidats à leur propre succession au conseil communal de Lokossa qui sont passés tour à tour exprimer leur devoir civique, entre 9 heures et 11 heures. Même sérénité à Agamé, plus précisément dans le village Tedeado sans oublier l’arrondissement d’Adohoun dans la commune d’Athiémé. Le maire sortant Joseph Amavi Anani y a émis son suffrage un peu après 7heures. Pour lui, l’effectivité du scrutin est synonyme de soulagement. A Gbakpodji dans le village Djadji de même qu’au niveau du village Tokpoé à Bopa où Florentin Dossa Kouton a officié à titre d’observateur pour le compte de la CSA-Bénin, on peut noter le même calme et la même sérénité. Idem au niveau de la commune de Houéyogbé où les anciens députés Cyriaque Domingo et Théophile Soussia, ont voté respectivement, l’un aux environs de 13heures à Dincomè et l’autre quelques heures plus tôt en bravant la pluie qui a arrosé vers la fin de la matinée la commune de Lokossa sans épargner celles du Couffo.
N’empêche ! Dame nature n’a pas émoussé les ardeurs des populations de Djakotomey tout comme celles d’Aplahoué qui ont répondu massivement au rendez-vous hier dimanche 28 juin. C’est ainsi que Joël Katonon, président du poste de vote n°1 de l’Ecole primaire publique d’Avegodo à Aplahoué déclarait avoir déjà enregistré à la mi-journée plus de la moitié des votants attendus. Pour lui, les conditions ont été réunies quant à la bonne tenue du scrutin. Les dispositions prises dans ce sens ont été élargies au renforcement de la veille autour de la frontière entre le Bénin et le Togo plus précisément à Hounsahoué. Les éléments du commissariat spécial opérationnel à cet endroit, ont laissé entendre avoir empêché toute tentative de transaction pour ne pas ouvrir les vannes d’une quelconque infiltration.

Polémiques autour des affiches FCBE au poste de vote à Lokossa

Si dans l’ensemble, le scrutin s’est bien déroulé dans les départements du Mono et du Couffo sans avoir fait l’objet d’une préoccupation particulière, il n’est pourtant pas sans reproches. Au niveau de la commune de Lokossa, le député Dakpè Sossou a relevé que des affiches encore visibles au fronton de la Maison des jeunes de la commune ne sont pas de nature à crédibiliser le scrutin. Il a, en outre, protesté contre le fait d’autoriser les électeurs à prendre à la fois le bulletin des communales et celui des locales, au lieu de dissocier les deux votes. En fait, le député craint que « les électeurs généralement analphabètes s’embrouillent dans l’isoloir au moment d’opérer leur choix ».
S’agissant des affiches incriminées, Rosine Dagniho viendra à la charge pour accuser les services de la mairie qui, à l'en croire, sont les seuls responsables d’une telle imprudence. Elle y trouve même une certaine ruse consciemment opérée en vue d’entacher le scrutin au niveau de ce centre. Sinon, s’emporte-t-elle, comment comprendre que ce soit seulement les affiches FCBE qu’on n’ait pas pu enlever des lieux.
Pour le reste, il est à noter que les observateurs et les superviseurs ont été rarement rencontrés au niveau des bureaux de vote tant dans le Mono que dans le Couffo. Des représentants de l’Assemblée nationale pour le compte de la majorité et de la minorité ont parfois brillé par leur absence totale. C’est le cas par exemple des postes de vote du village Djidja dans la commune de Bopa et d’Avegodo dans Aplahoué puis Dincomè à Houéyogbé. Au niveau de cette dernière commune, la sécurité des lieux de vote a été assurée par des patrouilles. Faute d’effectif, a-t-on appris, des agents de sécurité n’ont pu être fixés au niveau des centres de vote. Le Commissariat de Doutou qui en a la charge, s’est plaint de n’avoir que quatre agents pour le compte des sept arrondissements de Houéyogbé. DV

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