La campagne pour les élections municipales, communales et locales tarde à prendre dans le 7è au 13 arrondissement de Cotonou. C’est du moins le constat effectué le week-end dernier.

Calme plat. Et une forte pluie qui s’est abattue sur la ville de Cotonou le samedi 20 juin dernier, laissant derrière elle des inondations dans les rues et maisons qui font la préoccupation majeure des Cotonois. Les 7 arrondissements de la 16è circonscription électorale ne sont pas du reste. Point de l’effervescence politique en vue du vote du 28 juin prochain. Seules, quelques affiches géantes renseignent sur la tenue prochaine de ces élections municipales, communales et locales.

Elles sont visibles et parfois de façon ostentatoire à certains grands carrefours. Et telle une jeune fille courtisée, trois grands partis ou alliances de partis politiques font les yeux doux aux électeurs de ces 7 arrondissements.
Il s’agit de l’Union fait la Nation (UN), des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et de l’alliance RB–RP. Ils ont des messages forts, du moins qui charment, photographies à l’appui.
Bien endimanchés, les Renaissants qui ont dirigé la ville pendant plus d’une décennie se rassemblent sur une photo de famille avec comme pour chef de file, le 1er adjoint au maire sortant Lehady Soglo. Ils proposent «une équipe au service d’une ville dynamique».
Quant à l’Union fait la Nation (UN), elle affiche « une nouvelle équipe pour un nouveau Cotonou ». Ainsi, tout sourire et bien mis, Candide Azanai et Joseph Djogbénou proposent autre chose. «3CI, il est temps que la ville de Cotonou passe maintenant au CP». Ils mettent une croix rouge sur les conflits domaniaux, sur l’insalubrité et sur les 3CI. Au même moment à Cadjèhoun, la famille FCBE exhibe Isaac Ahivodji et Rebecca de Souza. Ces deux exhortent à bâtir un Cotonou moderne et qu’une solution efficace et définitive soit trouvée à l’inondation de la ville. Ils veulent lutter contre les bradages des réserves administratives et leur récupération au profit de la population.

Faits curieux

Si partout dans la ville de Cotonou, et plus particulièrement dans la 16è cironscription électorale, ce sont les seules images de Candide Azanai et Joseph Djogbénou qui figurent sur toutes les affiches UN, ce n’est pas le cas pour les autres formations politiques ou alliances. Les images varient selon les arrondissements sur les autres listes. Fait marquant, sur le carrefour du marché St Michel, Il y a deux candidats: Isidore et Denis Maximin portant le même patronyme Gnonlonfoun mais qui sont sur différentes listes: celle des FCBE pour le premier et celle de l’alliance RB-RP pour le second. Les affiches sont posées côte à côte, faisant sourire plus d’un passant.
Belle preuve qu’on peut venir d’une même famille, avoir les mêmes ambitions sans être du même bord politique.

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