L’Alliance Soleil va à la conquête de la mairie de Parakou. A la faveur d’une rencontre avec la presse au lancement de la campagne pour les élections communales, municipales et locales, le candidat tête de liste de cette formation dans le 3e arrondissement de Parakou, Charles Toko, a dévoilé ses ambitions pour la cité de Kobourou.

«Je suis né ici. J’ai étudié ici. Je ne connais qu’ici...Je ne connais pas une autre ville. Par conséquent, je suis qualifié pour participer à cette course», a d’abord souligné le journaliste et homme d’affaires pour justifier sa candidature dans la ville de Parakou. Il estime même avoir plus que tous ses challengers le profil idéal. «Je défie tous ceux qui se disent candidats...On va commencer par le CV (curriculum vitae) pour voir qui est qualifié. Chacun va dire ce qu’il a fait dans sa vie», argue Charles Toko. Il ne cache pas ses ambitions de briguer le principal fauteuil de l’hôtel de ville. Pour convaincre les potentiels électeurs, il s’attaque notamment au bilan de l’équipe municipale sortante. « Parakou a assez souffert ces dix dernières années...C’est triste. Parakou est la seule commune qui n’a pratiquement rien profité des 10 ans du gouvernement en place, à part les logements sociaux que personne ne veut habiter ; même pas un étudiant», s’indigne-t-il. Entre autres communes ayant fait un bond qualitatif, le conférencier cite Ouinhi, Natitingou et surtout Bohicon. «Bohicon qui ne fait pas la moitié de Parakou, le maire a transformé en 10 ans la ville sur tous les plans, et avant que Parakou ne rattrape Bohicon, il faut compter 20 ans. Nous serons obligés d’imiter Bohicon et même ainsi, nous serons en retard parce qu’un singe qui imite un autre est toujours en retard d’un geste », ajoute Charles Toko.

Mais avant d’accéder à la mairie, il devra batailler dur pour être d’abord élu conseiller tout en espérant que sa formation politique, l’Alliance Soleil, obtienne le maximum de conseillers sur les 25 postes à pourvoir, dans un contexte où les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), l’Alliance pour une nouvelle gouvernance (ANG) de Parakou, la Renaissance du Bénin et les autres formations politiques en lice, s’avèrent des concurrents de taille.

Le jeûne et le Bac plombent la campagne électorale

Après deux jours de campagne en vue des élections communales, municipales et locales prévues pour le 28 juin prochain, la fièvre électorale n’a pas encore emballé les Parakois. Pas de grandes affiches ni de banderoles aux grands carrefours ou dans les espaces autorisés en dehors de quelques rares affichettes collées par endroits ou des inscriptions indiquant les sièges des formations en lice. Pas de meetings géants non plus pour le moment, encore moins de panneaux géants à l’effigie des partis ou alliances et des candidats. Les quartiers généraux de la dizaine de formations politiques en compétition à Parakou connaissent peu d’affluence, s’ils ne sont pas carrément fermés. En fait, le lancement de la campagne électorale coïncide avec les compositions des épreuves écrites du Baccalauréat et le démarrage du jeûne ramadan. Ce sont ces deux événements qui visiblement plombent les opérations de charme envers les potentiels électeurs, si l’on sait que les élèves constituent une frange importante de l’électorat et que Parakou a une forte implémentation islamique. La campagne se résume essentiellement pour le moment à quelques sorties médiatiques pour la présentation des candidats pour certaines listes, l’enregistrement et la diffusion de messages radio et des débats entre challengers sur la mobilisation des ressources, l’accès aux services sociaux de base et autres questions de développement local. L’on espère que l’ambiance morose laissera place à une effervescence dès ce week-end avec des caravanes sonorisées, des meetings et des affichages divers comme on en a l’habitude.

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