La campagne électorale prend fin ce jour vendredi 24 avril à minuit. Pendant quinze jours, les candidats ont usé avec des fortunes diverses toutes sortes de stratégies dont des affiches pour tenter de convaincre les électeurs à porter leur choix sur eux lors du scrutin législatif du dimanche 26 avril prochain. Dans le département de l’Ouémé-Plateau, certains d’entre eux se sont carrément laissés désirer. Leurs affiches n’ont été retrouvées nulle part un peu comme s’ils ont été absents sur le terrain.

Il y a eu 20 listes de candidatures officiellement retenues pour prendre part aux élections législatives du dimanche 26 avril prochain. Ce sont celles-ci qui ont été autorisées à battre la campagne électorale pour aller négocier les suffrages des 4,4 millions d'électeurs au Bénin. Mais sur le terrain, force est de constater l’absence quasi-totale de certaines listes. Dans le département de l’Ouémé-Plateau, que nous avons sillonné, elles sont plusieurs listes à ne pas faire signe de vie. Leurs affiches n’ont été retrouvées nulle part pendant les quinze jours de campagne électorale qui prend fin ce vendredi 24 avril à minuit. C’est le cas par exemple des listes comme MECCA, Coalition Caméléon, Alliance PEU, UDD-Wôlôguédè, UDC -ounagnon, UFEED… Ces listes n’ont pas été visibles sur le terrain. De Sèmè-Podji à Kétou, en passant par Porto-Novo, Adjohoun, Bonou, Sakété, Adja-Ouèrè, Pobè, Ifangni, Avrankou et Adjarra, elles ont brillé par leur absence totale sur le terrain.
Dans l’Ouémé-Plateau, les affiches des listes les plus visibles sont le PRD, les FCBE, l’UN, ABT, FDU, RESOATAO, AND, Alliance Soleil, Alliance RB-RP et un peu l’ANG des communistes. Ce sont les candidats de ces listes qui ont mouillé le maillot pendant la campagne électorale dans le département. C’est à croire que ces partis en question n’ont pas aligné de candidats. Et pourtant ! Un regard jeté sur la liste par circonscription électorale permet de se rendre compte qu’ils ont bel et bien positionné des candidats.
C’est clair que ceux-ci connaissent déjà leurs résultats. Ils savent déjà qu’ils ne seront pas élus. C’est pourquoi ils n’ont pas trouvé opportun de descendre dans l’arène pour aller à l’assaut des suffrages des électeurs.
Mais au-delà de ce fait, cette absence relance le débat sur la régionalisation des partis politiques au Bénin et la nécessité des grands regroupements politiques. Car, cela montre que les partis n’ont pas une assise nationale. Et comme c’est une contrainte pour eux de positionner de candidats dans les 24 circonscriptions électorales du Bénin, ils alignent des gens qui servent de bouche-trous pour eux. De peur de déposer une liste partielle de candidature pour être par la suite rejetée. Il y a même certains candidats positionnés sur des listes que les populations ne connaissent pas. Parce qu’ils ne sont pas de la circonscription électorale en question. Ils sont parachutés d’ailleurs. Conséquence, ils ne battent pas campagne ou jouent aux figurants.
Il est vraiment important que les acteurs politiques et les institutions de la République compétents tirent les conséquences de cet état de choses qui ne fait pas grandir la démocratie béninoise. Il faut qu’on aille maintenant vers des alliances politiques sérieuses avec des militants de poids sur toute l’étendue du territoire national.

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