Connue comme une actrice majeure du développement dans la commune de Boukombé, Joséphine Koubetti à l’instar de Abiba Dafia Ouassangari, maire de Kérou, est tête de liste pour ces législatives dans l’Atacora. A l’opposé de son aînée positionnée sur la liste des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), celle qui se dit candidate pour le développement, flirte avec l’alliance RB-RP.

A en croire cette tête de liste RB-RP dans la 3è circonscription électorale. «Dans l’Atacora c’est bien compliqué de se faire positionner en si bonne place quand on est femme. Il y a eu des handicaps mais Léhady Soglo (président de la RB) a la tête sur les épaules et mes mérites ont été reconnus », confie-t-elle, un couvre-chef sur la tête, orné de ‘’flyers’’ de l’alliance en miniature. A 48 ans, Joséphine Koubetti est un acteur du développement réputé pour ses initiatives au profit des femmes et de la communauté. Aussi, sa candidature s’inscrit-elle dans la droite ligne des idéaux qu’elle a longtemps partagés avec les divers groupements de femmes qu’elle a dirigés. «Je suis candidate pour le développement», se plaît-elle à défendre pour balayer du revers de la main toute idée d’opportunisme avancée par ses détracteurs pour la dérouter.

« Ce que j’ai appris à faire, c’est d’initier des micro projets et de rechercher des financements pour les réaliser en vue d’un plein épanouissement de la gent féminine », précise-t-elle. La militante de la cause des femmes a à son actif, grâce aux financements qu’elle tire du secteur touristique deux internats de filles dans sa commune natale, douze aires de maraîchage avec tout le matériel maraîcher adéquat, diverses aires de production de mangues, des unités de production de jus de mangue. Elle s’est par ailleurs investie dans l’apiculture et se bat pour un fonctionnement à plein régime du complexe de production de beurre de karité qu’elle vient de mettre en place. Présidente de l’Union des femmes pour le développement de Boukombé, cette mère de cinq enfants distribue chaque année une cinquantaine de vélos aux filles des zones reculées pour leur permettre de poursuivre sans peine leurs études.
«Je veux me battre parce que nous avons un problème de santé. Ne serait-ce qu’œuvrer pour disposer de la petite chirurgie pour soulager les femmes pendant l’accouchement et autres maux bénins. Œuvrer pour un cadre sain à travers le reboisement. Disposer de voies d’accès pour en finir avec le désenclavement de la commune de Boukombé », martèle cette icône qui aura fort à faire pour imposer ses idéaux dans les autres communes constituant la 3è circonscription, Matéri, Tanguiéta et Cobly.

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