A quelques jours des élections législatives comme communales, les positionnements des différents candidats sur les listes provoquent des grincements de dents. C’est le cas hier lundi 30 mars à Abomey où plusieurs conseillers de la Renaissance du Bénin (RB) avec à leur tête le maire d’Abomey qui ont officiellement claqué la porte de leur famille politique.

La rumeur qui a fortement circulé depuis plusieurs jours pour annoncer le départ des conseillers RB d’Abomey de leur parti est devenue une réalité hier. Ils ont rendu publique leur démission. Ils sont environ une vingtaine, conseillers et militants, à démissionner. Une rébellion conduite par le maire Alain Fortuné Nouhatin.

Dans leur déclaration lue par Gabin Djimassè, les démissionnaires se disent marginalisés. Entre autres considérations, ils estiment que «la division au sein du parti à Abomey sans aucune tentative de réconciliation et d’unification de la part du chef du parti a créé comme conséquence la naissance d’un monstre à trois têtes», avec «toutes les tentatives des populations à attirer l’attention du chef du parti sur cette situation qui risque d’être dommageable lors des joutes électorales ; tentatives auxquelles le président est resté sourd». Ils abandonnent le navire RB pour rejoindre l’alliance Union fait la Nation. Ce faisant, ils refusent leur inscription sur la liste RB et acceptent leur «cooptation par l’alliance Union fait la Nation (UN) pour les élections communales de 2015».
En réalité, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le positionnement de l’ancien ministre Blaise Ahanhanzo-Glèlè comme deuxième titulaire dans la 23e circonscription électorale pour les prochaines législatives et aussi pour les communales. Les démissionnaires dénoncent alors «la promotion exclusive d’un seul individu de 2003 à ce jour». Ils estiment que «la boulimie de la même personne à être candidat aux élections législatives et communales de 2015» ne peut donc que provoquer des défections.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1379 fois
Tags:
  • ,