C’est à un exercice de compte rendu de la situation préélectorale et de mobilisation de sa troupe que le président de l’Union progressiste, Bruno Amoussou, s’est livré, ce jeudi 4 avril, au cours d’un point de presse au siège du parti à Cotonou.

C’est une course contre la montre qu’engage désormais l’Union progressiste (Up) dans le cadre des élections législatives du 28 avril prochain. Après avoir suspendu temporairement ses activités pour raison de consensus, elle se remet désormais en action pour aller au front.
« Nous avions suspendu nos activités pour consacrer tous nos efforts à la recherche du consensus. Nous espérions que tout se passerait dans un climat convivial. Les circonstances nous amènent à travailler dans un environnement de crispation politique. Par conséquent, nous devons adapter ce que nous avions prévu à la situation actuelle », explique le président de l’Union progressiste, Bruno Amoussou.
Pour lui, le consensus ayant échoué, il appartient aux militants de l’Up d’expliquer ce qui s’est réellement passé depuis le dépôt des dossiers de candidature à la Commission électorale nationale autonome (Céna), en passant par les formalités au ministère de l’Intérieur jusqu’à l’étape de la recherche du consensus aux populations. « C’est notre méthode qui va nous caractériser sur le terrain. Il y aura des provocations certes, mais nous y résisterons parce que nous avons besoin de sérénité pour développer nos idées », tranche-t-il.
« Le plus important, c’est de dire aux populations ce qu’est l’Union progressiste, quels sont ses désirs, objectifs et perspectives », indique-t-il.  
Il se réjouit de la réforme du système partisan qui consacre désormais la naissance de grands regroupements politiques au Bénin. « Si les élections avaient eu lieu quatre mois plus tôt, au moins une dizaine de partis aujourd’hui membres de l’Up auraient présenté des candidats comme à leurs habitudes et hypocritement, nous parlerions de ‘’vitalité démocratique’’ », souligne-t-il.
Il renseigne aussi sur la démarche qui fera grandir l’union. « L’Union progressiste voudrait demander à ses militants, à ses candidats et à tous ceux qui croient en ses idéaux de se déployer sur le terrain et d’engager les explications sur ce qui s’est passé et d’exposer ses propositions aux populations.
Il met l’accent sur la recherche de l’harmonie et de la paix qui doivent guider les citoyens au quotidien. « Les vacarmes ne peuvent remplacer l’argumentaire », insiste le président de l’Up. Selon lui, les élections prochaines sont un devoir vis-à-vis du pays. « C’est un engagement envers celui à qui nous devons indéfiniment rester fidèles : le peuple béninois ; il y a des raisons de penser que nous allons pouvoir les respecter », tempère-t-il. « Nous devons aller aux élections dans notre diversité, dans notre pluralisme, même si juridiquement nous avons consenti un effort considérable en franchissant l’étape d’être un parti politique », poursuit Bruno Amoussou. « Déployez-vous dans tout le pays ! Ayez confiance en vous-mêmes ; gardez nos méthodes, ne cédez à aucune provocation et vous verrez les résultats », a-t-il lancé.

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