A la faveur d’un point de presse animé, mercredi 20 mars dernier à Cotonou, les partis politiques de l’opposition condamnent le caractère actuel de la démarche parlementaire en vue de l’organisation de législatives inclusives. Pour eux, les travaux du comité paritaire divulgués sur les réseaux sociaux ne constituent en rien un acte de consensus retrouvé avec la classe politique. Ils disent également non à toute idée de révision de la Constitution et réitère, de ce fait, leurs propositions.

Malgré sa participation aux discussions en vue de solutions parlementaires pour des législatives inclusives en avril prochain, l’opposition béninoise n’approuve pas le caractère actuel de la démarche prônée. Encore moins le document divulgué sur les sociaux faisant état de consensus retrouvé avec la classe politique et qui propose, entre autres, la révision de la Constitution du 11 février 1990 pour sortir de l’impasse politique.
Les ténors de l’opposition politique, tous en courroux et vent debout, pensent que le chemin parlementaire choisi en vue de parvenir au consensus n’est pas le meilleur. Théophile Yarou a fait remarquer que l’opposition, le 19 février dernier, a déjà indiqué le chemin à suivre, c’est-à-dire la convocation de toute la classe politique béninoise autour d’une table. «Le 6 mars 2019, le chef de l’Etat a donné l’impression de revenir sur la proposition de l’opposition en confiant la recherche de ce consensus au président de l’Assemblée nationale… », déclare Théophile Yarou. Mais ce n’est toujours pas la meilleure voie même si elle s’y rapproche.
En fait, les partis de l’opposition souhaitent une « concertation de l’ensemble de la classe politique sous la facilitation d’une personnalité indépendante, la traduction du consensus en actes législatifs par la saisine de l’Assemblée nationale pour la prise de nouvelles lois dans le strict respect du consensus préalablement obtenu et la prise d’actes réglementaires pour la mise en œuvre ». Ce chemin ainsi décliné devrait induire, selon eux, la suspension du processus électoral. Aussi, souhaitent-ils que le président de la République «instruise le ministre de l’Intérieur à l’effet de libérer les documents de formalisation et de mise en conformité aux partis politiques dont les dossiers de déclaration de constitution ont déjà été étudiés » pour ne citer que ces propositions.
Sur la proposition de révision de la Constitution comme solution de sortie de crise, l’opposition politique dit « non » tout en insistant sur la tenue à bonne date des législatives. Et tout ceci, dans les délais prévus et décrits dans la loi fondamentale.

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