N’ayant pas pu obtenir le certificat de conformité exigé pour pouvoir déposer leurs dossiers de candidatures et participer aux législatives prochaines, les forces dites de l’Opposition ont fait, ce mercredi 27 février à Cotonou, une sortie. A travers une déclaration lue par le député Basile Ahossi, elles dénoncent ce qu'elles qualifient de leur exclusion du processus électoral en cours et réaffirment leur volonté de participer aux prochaines législatives du 28 avril 2019.

Les forces de l’Opposition n’acceptent pas d’être en marge des législatives d’avril prochain et disent leur détermination à y participer. Elles l’ont fait savoir à travers une déclaration commune hier mercredi 27 février.
Pour faire comprendre la situation, selon Basile Ahossi, député de la minorité parlementaire, qui a donné lecture du texte, la confection de la Charte des partis politiques et du Code électoral vise à exclure l’Opposition. Mais celle-ci, soutient-il, s’est mise en règle vis-à-vis des nouvelles dispositions. Toutefois, l’Opposition n’est pas au bout de ses peines, fait-t-il savoir. Elle est, à l’en croire, victime d’une « exclusion des compétitions électorales ». A l’appui de son allégation, il mentionne la situation relative au quitus fiscal et au certificat de conformité. S’agissant du quitus fiscal, les partis de l’Opposition allèguent qu’il est délivré aux députés de la Mouvance «sans qu'on ne se soucie de leur situation fiscale réelle » alors que la plupart des candidats de l’Opposition sont bloqués même s’ils satisfont « aux nombreuses exigences». En ce qui concerne le certificat de conformité, Basile Ahossi relève d’abord ce qu’il appelle « intrusion du président de la Cour constitutionnelle » qui l’aurait inventé. Ainsi, l’Opposition n’apprécie-t-elle pas l’exigence de cette pièce ni qu’elle soit délivrée par le ministre de l’Intérieur. Car, explique-t-il, sur la base d’une interprétation erronée, le certificat de conformité n’est délivré qu’aux seuls partis de la Mouvance au moment où il est refusé aux partis de l’Opposition, soutient-il.
Cependant, les forces de l’Opposition se disent déterminées à ne pas rester en marge du processus électoral en vue. « Les forces de l’Opposition, par la présente réaffirment leur attachement au processus démocratique en cours dans notre pays et disent haut et fort qu’elles participeront aux élections législatives du 28 avril 2019», lance Basile Ahossi.

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