Les ministres Séverin Quenum, Romuald Wadagni et le député Dakpè Sossou ainsi que les cadres Nestor Wadagni, Dr Sotelle Houessou et d’autres natifs de Lokossa, membres fondateurs de l’Union progressiste, ont organisé le samedi 19 janvier à la maison du peuple de la ville, un géant meeting de restitution des travaux du congrès constitutif de leur parti. Ils ont été soutenus par les ministres Mahugnon Cakpo et José Tonato ainsi que les députés Alexis Agbelessessi, Mathurin Nago, le préfet Komlan Zinsou, et le président de la Communauté nationale du culte vodoun du Bénin, Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè.

L’Union progressiste (Up) a été portée sur les fonts baptismaux le samedi 1er décembre 2018 à Cotonou, en application de la réforme du système partisan exigée par la loi 2018-23 portant Charte des partis politiques et la loi 2018-31, portant Code électoral en République du Bénin. Le meeting du samedi dernier a permis, non seulement de présenter le parti mais aussi de rappeler l’objectif de la réforme.
Aux dires du maire de Lokossa, Pierre Awadji, la réforme vise l’avènement de partis d’envergure nationale, aux idéologies bien définies et capables de contribuer pertinemment au développement du Bénin. Abondant dans le même sens, le deuxième secrétaire parlementaire, Dakpè Sossou, le ministre Séverin Quenum et Dr Sotelle Houessou soulignent, tour à tour, que grâce à cette réforme, le pays améliore son positionnement dans le cercle restreint des modèles de démocratie. A en croire le député, « la réforme du système partisan est un besoin vieux de 29 ans pour parfaire la démocratie béninoise ».
Fruit de cette réforme, l’Up sera présentée aux populations venues massivement des cinq arrondissements de Lokossa. Au titre des missions de l’Up, Crespin Guidi et Simon
Sovissi, deux cadres du parti, laissent entendre qu'il s’engage à œuvrer, entre autres, pour garantir et promouvoir la paix, la justice, la démocratie, la bonne gouvernance, la solidarité et le développement. Rappelant que «ouverture-solidarité-partage» est la devise de l’Up, les communicateurs présentent les éléments constitutifs de son logo, ses instances de décision et les organes de masse. Prévus pour l’exercice du militantisme des adhérents, les organes de masse sont, entre autres, les ligues de la jeunesse progressiste, des femmes progressistes, l’association des élus du parti, le mouvement des enseignants progressistes, le mouvement des élèves et étudiants et le conseil des sages. Les règles d’éthique ne sont pas passées sous silence. Il s’agit, entre autres, de l’interdiction pour les militants de faire des déclarations contraires aux décisions prises, de façon démocratique au sein du parti, et la tricherie consistant à militer dans un autre parti en plus de son adhésion à l’Up. Cet exercice de présentation, soutiennent-ils, vise à sensibiliser pour une adhésion massive. Le député Dakpè Sossou prévient que toute candidature à un quelconque poste électif, y compris celui de conseiller de village, sera désormais subordonnée à l’adhésion au parti. « De toutes les façons, il n’y aura que ce seul parti qui va régner, à
Lokossa, tel son symbole, le baobab », soutient-il. En l’appuyant, Dr Sotelle Houessou invite, lui aussi, les indécis et ceux qui militent ailleurs à rejoindre les rangs pour faire de l’Up le plus grand parti sur l’échiquier politique. « L’Up dispose d’un bon programme de société et des arguments pour faire élire la majorité des députés, des maires… et donc, conserver le pouvoir pendant cinquante ans encore », vante, à son tour, le représentant du bureau politique, Mathurin Nago?

Inédit

Les différentes forces politiques ont pris l'engagement de continuer à soutenir la réforme du système partisan pilotée par le chef de l’Etat, Patrice Talon, afin que la toute première sortie de l’Union progressiste à Lokossa tienne, entre autres, la promesse de regroupement inédit des forces politiques de la localité. Au cours du meeting du samedi dernier, tous les filles et fils de Lokossa se sont donné la main pour la réussite de leur défi commun. « Il y en a ici à qui j’adresse à présent la parole après huit ans de tension », confirme le député Dakpè Sossou. Et comme pour illustrer davantage cette nouvelle ambiance, Dakpè Sossou, Nestor Wadagni, Dr Sotelle Houessou, et autres se tenant par la main, ont clamé publiquement que la hache de guerre est enfin enterrée. Ce fut des moments fort émouvants marqués par des ovations, mais les acteurs en donnent le mérite au chef de l’Etat et à sa politique de réforme du système partisan.

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