Le Parti social démocrate Le Bélier (Psd-Bélier) s’est prononcé, ce mercredi 19 septembre, à son siège à Porto-Novo, sur la situation nationale notamment politique avec en ligne de mire la Charte des partis politiques et le Code électoral récemment adoptés par le Parlement.

La Charte des partis politiques et le Code électoral nouvellement adoptés par le Parlement sont des textes « scélérats et anti démocratiques ». C’est la position du Parti social démocrate Le Bélier (Psd-Bélier) qui était face à la presse hier. Pour le président du Psd Bélier, Goras Gaglozoun, la nouvelle charte des partis politiques est un véritable « déni du droit d’association ». Il fait allusion aux dispositions de cette loi qui impose désormais 15 membres fondateurs pour chacune des 77 communes du Bénin avant la création de tout parti politique. Le conférencier constate que ces dispositions sont un recul démocratique et viole l’esprit et la lettre de l’article 5 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui dispose que « Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la Charte des partis politiques ». Le président du Psd Le Bélier remonte dans l’histoire pour faire remarquer que depuis l’adoption et la mise en application de la loi fondamentale, la Charte des partis politiques a été modifiée à plusieurs reprises alors que le texte est dans le corpus de la Constitution. Une première Charte a été adoptée et a retenu trois membres fondateurs par département, soit 18 pour l’ensemble du pays sous l’ancien découpage territorial. L’Assemblée nationale a modifié ensuite la Charte et a porté le nombre de membres fondateurs à 10 par département. Ce qui faisait 120 membres fondateurs pour l’ensemble du Bénin, les départements étant entre temps passés de six à douze. La troisième modification de la Charte des partis politiques intervenue en juillet dernier et qui porte à 1155 membres fondateurs par parti politique à créer est venue sceller totalement le droit à l’association de la population, dénonce Goras Gaglozoun. Il condamne également avec véhémence certaines dispositions du Code électoral notamment celles fixant la caution pour la présidentielle et les législatives à 250 millions F Cfa et 249 millions F Cfa par liste, contre respectivement 15 millions F Cfa et 8,3 millions F Cfa dans la loi encore en vigueur actuellement. Cette hausse des coûts de la caution à ces deux élections vient parachever « l’exclusion des couches populaires du Bénin de la gestion des affaires du pays », insiste Goras Gaglozoun qui a été appuyé par plusieurs autres des membres de son bureau politique dont Michel Holonou et Nestor Guédénon.

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