Le bureau politique de l’Union fait la Nation a organisé samedi 16 juin dernier, sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi, une conférence à l’intention de ses cadres pour mieux les préparer à la mutation prochaine de l’alliance en un parti politique. Au cours de cette rencontre, les participants ont eu droit à deux communications relatives, la première à « l’homme politique et la gouvernance au Bénin ; enjeux et perspectives », et la seconde qui porte sur « le système partisan et le Code électoral ».

Comment les cadres de l’Union fait la Nation comprennent-ils les réformes engagées par le régime actuel et plus particulièrement les réformes du système partisan et du Code électoral ? La question était au centre d’une conférence animée par le bureau politique de cette alliance politique samedi dernier. Pour mieux répondre à cette préoccupation, deux communications ont été présentées aux cadres politiques venus d’horizons divers.
Avant la présentation des deux communications, le vice-président de l’Union fait la Nation, Antoine Kolawolé Idji, a fait savoir qu’il est bon que les cadres de cette formation se connaissent un peu plus, échangent correctement sur des sujets d’intérêt national afin d’être mieux outillés. Car, selon lui, un cadre sans compétence est un danger pour la République. C’est pourquoi, la séance d’explication qui a démarré samedi dernier, promet-il, devra continuer dans les prochains jours avec les élus locaux.
La première communication qui a été présentée par l’Inspecteur général de police, Célestin
Guidimey a porté sur : « L’homme politique et la gouvernance au Bénin ; enjeux et perspectives». L’inspecteur général de police a rappelé l’histoire politique du Bénin qui, depuis 1960, a été marquée par trois périodes : la période coloniale de 1960 à 1972, secouée par des coups d’Etat, la période révolutionnaire de 1972 à 1990, marquée par la Révolution et la période de 1990 à ce jour marquée par l’avènement de la démocratie.
La dernière période, selon le conférencier, est celle pendant laquelle le peuple, après la Conférence nationale de février 1990, a opté pour le multipartisme intégral, mais qui est caractérisée par l’impunité, la mal gouvernance, les malversations et toutes sortes de déviance. Et c’est face à ces maux que des réformes ont été initiées par l’actuel régime. Et qui dit réforme, explique-t-il, parle de bonne gouvernance.
Pour l’inspecteur général de police Célestin Guidimey, la bonne gouvernance exige un certain nombre de règles. Quelle est la position du cadre politique face à ces règles de bonne gouvernance ? C’est la préoccupation de l’Union fait la Nation qui a initié des séances de sensibilisation afin de former ses militants qui, à leur tour, devront sensibiliser les populations. Car, l’exigence des cadres aujourd’hui, selon lui, c’est d’avoir une bonne compréhension des réformes en cours au Bénin et qui ont pour objectif de renforcer certaines institutions de la République.
La présentation du général
Célestin Guidimey sera suivie de celle du député Louis Vlavonou sur « Le système partisan et le Code électoral ». Le député Louis Vlavonou est parti des nouvelles dispositions de la nouvelle Charte des partis politiques qui devraient conduire à mieux réorganiser le paysage politique béninois pour avoir de véritables partis politiques nationaux.
Quant à la proposition du nouveau code électoral actuellement en débat à l’Assemblée nationale, le député de l’Union fait la Nation a fait cas des nouveautés comme la proposition de suppression du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lepi), la réforme au niveau de la Commission électorale nationale autonome (Cena) dont le nombre des membres passera désormais de 5 à 9 pour un mandat de 6 ans au lieu de 7 actuellement en cours. Une Cena qui sera chargée de l’enregistrement des partis politiques dès leur création et suivra les changements qui interviennent à leur niveau, etc.

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