Pour son quatrième anniversaire, le parti Alternative citoyenne (Ac) a organisé sa rentrée politique, ce samedi 3 mars, à son siège à Abomey. Occasion pour les responsables de ce parti de faire le bilan du parcours et de se réjouir des avancées notables. Délégués et autres partenaires politiques ont pris part à l’ouverture des travaux.

La rentrée politique du parti Alternative citoyenne (Ac) qui marque son quatrième anniversaire, aura été celle de la remobilisation des militants autour des prochains enjeux électoraux tout en faisant le bilan du chemin parcouru par le parti et les dispositions à prendre pour la réussite des réformes en cours et qui semblent ne pas faire l'unanimité au sein des populations. En dehors du président d'honneur du parti, Joseph Djogbénou absent (pour des raisons de calendrier, a-t-on appris), les responsables de ce parti étaient tous présents à Abomey. Roch David Gnahoui, Orden Alladatin, Séraphin Agbanhoungbata, Urbain Amègbédji ainsi que les coordinations des départements se sont mobilisés autour du thème assez évocateur dans un contexte de crise socio-politique : « Maintenons le cap ! ». Les invités et militants ont été entretenus sur le riche parcours politique du parti qui a été l’un des principaux artisans du régime du Nouveau départ.

Le président du comité d’organisation retrace le chemin parcouru en quatre ans et qui est fait de douleur et de bonheur lors des joutes électorales, de négociations, de luttes et autres. « Des années de très riches combats politiques qui ont porté leurs fruits avec l’avènement au pouvoir du Nouveau départ qui fait notre honneur et notre fierté », lance Séraphin Agbanhoungbata. Il appelle à soutenir le Nouveau départ, à accompagner le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) qu’il faut mettre en œuvre pas à pas, en combattant la corruption à tous les niveaux afin d’aller véritablement vers un Bénin nouveau. Et, insiste-t-il : « C’est pour cela que nous avons dit qu’il faut maintenir le cap quelle que soit la couleur du ciel, quelle que soit la douleur que cela peut engendrer parce qu’aucun enfantement ne se fait sans douleur ».
Il sera appuyé par d’autres intervenants dont notamment ses camarades, le député Orden Alladatin, secrétaire général du parti, et Roch David Gnahoui qui présentent le contexte socio-politique actuel en partant de la « mal gouvernance qui a caractérisé les dix dernières années sous l’ancien régime ». Une gouvernance qui, selon lui, a fragilisé tout le pays et dans tous les sens. Que ce soit sur le plan économique, social ou politique, tout a été mis à l’envers. Du coup, indiquent les responsables d’Alternative citoyenne, « Le pays s’est retrouvé fragilisé avec une économie en désintégration avancée ». Sans oublier que « la démocratie chèrement acquise se muait en une démocratie de façade ».

Halte à l’intox !

Ainsi, pour les responsables du parti Alternative citoyenne, ce sont les "saigneurs" d’hier qui se font aujourd’hui passer pour les défenseurs du peuple abusé et qui parcourent monts et vallées pour intoxiquer et appeler à la déstabilisation du pays pour « faire des Béninois des esclaves d’une certaine nostalgie ».
Tout comme Orden Alladatin, le président du parti, Roch David Gnahoui, indique que les Béninois ne sont pas dupes et n’ont pas oublié le mal fait au pays en dix ans par l’ancien régime. Dix ans faits « de corruption, de gabegies, de fraudes et d’instrumentalisation des institutions républicaines et de transformation de l’appareil judiciaire en un outil de règlement de comptes personnels », se souvient le député du parti.
En refusant de s’enfermer dans "un triomphalisme stérile", le président du parti invite le chef de l’Etat à maintenir le cap des réformes en cours afin de redonner confiance aux Béninois qui sont dans l’espoir d’un Bénin réellement nouveau.
Etaient présents pour soutenir le parti à l'occasion de sa rentrée politique, le ministre Gaston Dossouhoui, l’ancien ministre François Abiola, Christelle Houndonougbo, Isidore Agnou-Basso, Victor Houndonougbo. Ils ont pour la plupart encouragé les responsables d'Alternative citoyenne dans le combat politique. Celui qui aura marqué les esprits et aura été longuement applaudi est l’ancien ministre François Abiola qui a invité les uns et les autres à avoir des propos apaisants et tolérants surtout actuellement où le pays est comme un avion qui rentre dans une zone de turbulence. Tout en reconnaissant la nécessité des réformes en cours, il rappelle cependant que les réformes se font avec les hommes et pour les hommes. Et il poursuit en faisant remarquer qu’on peut avoir raison dans le fond et tort dans la forme. « Et lorsqu’on a tort dans la forme, tout peut s’écrouler », a averti François Abiola?

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