A peine les fourchettes et les plats se sont tus après la cérémonie de présentation de vœux au Prd ce samedi 27 janvier, que le parti a été frappé de plein fouet par une triste information : le décès d’un de ses ténors, le député Janvier Donwahoué. L’intéressé a rendu l’âme en début de soirée du samedi 27 janvier dernier, des suites d’un malaise.

Des sources proches de la famille du défunt soupçonnent une crise cardiaque. Le député est passé de vie à trépas à l’hôpital El Fateh de Porto-Novo. Un décès qui surprend plus d’un d’autant que le député Janvier Donwahoué a pris part à la cérémonie de présentation des vœux organisé par le parti à son siège à Porto-Novo. Il était pétillant physiquement de forme. Personne ne pouvait penser que l’illustre disparu égrenait ses dernières heures sur terre. Quel triste destin ! La mort du député de la vingtième circonscription électorale est un coup dur à double titre pour le Prd. Non seulement le parti est éploré mais il perd un pion stratégique au Parlement. Le parti et le groupe parlementaire sont réduits désormais à neuf députés. Puisque le député Janvier Donwahoué est irremplaçable au Parlement qui comptera dorénavant 82 députés. Le défunt était le suppléant de l’ex-député Michel Bahou qui a démissionné par la suite, après son élection comme maire de la commune d’Akpro-Missérété. Le siège restera vacant au Parlement donc vacant jusqu’à la fin de la septième législature prévue pour le 18 mai 2019. Ce qui est une première sous l’ère du renouveau démocratique que le Parlement voit son effectif réduit après décès de suppléant. Un cas mais similaire s’est produit en 1995 où le Parlement est resté à 82 députés. Il est intervenu sous la deuxième législature suite à l’invalidation de l’élection de Georges Guédou par la Cour constitutionnelle. L’effectif de cette législature est resté de 82 députés jusqu’à la fin de la législature. Ce qui sera le même cas ici avec le décès du député-suppléant Janvier Donwahoué. Il n’est pas prévu l’organisation de nouvelles élections partielles. Le Code électoral en son article 357 est on ne peut plus clair en cette matière. Il faut que le Parlement soit vidé de 17 au moins de ses membres et que la législature soit à plus de six mois six mois avant la fin de son mandat. « Lorsque nonobstant l’appel des candidats suppléants, des vacances isolées atteignent le cinquième du nombre des députés, il est procédé dans les mêmes conditions à une élection complémentaire de remplacement. Il ne sera cependant pas pourvu à ces vacances lorsqu’elles surviennent dans les six (06) mois précédant l’expiration des mandants de la législature », dispose l’article 357 du Code électoral qui organise les vacances de sièges de députés.      

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