Le vent de destitution qui plane sur le maire de Bonou a livré son secret ce mardi 3 octobre. Emmanuel Zounmènou a été destitué par l’ensemble de ses collègues conseillers par 8 voix pour, 0 contre, 0 abstention et 0 bulletin nul.

La neuvième voix devrait être celle du maire lui-même puisque le conseil communal compte au total neuf membres. Mais Emmanuel Zounmènou a préféré opter pour la politique de la chaise vide pour ne pas prendre part au scrutin.
Le vote de défiance a été supervisé par le chargé de mission du préfet de l’Ouémé, Igor Aholou. Conformément à la procédure, les regards sont depuis hier tournés vers le préfet de l’Ouémé. Il revient à Joachim Apithy de constater par un arrêté la destitution du maire Emmanuel Zounmènou rétabli dans ses fonctions en août dernier par la Cour suprême qui a annulé l’acte du préfet le suspendant de son poste. Le préfet dispose de quinze jours pour constater cette destitution. Une fois la destitution constatée, il va désigner le premier adjoint au maire, Henri Tolégbè, pour assurer l’intérim et gérer les affaires courantes. C’est à ce dernier que reviendra la charge d’organiser l’élection du nouveau maire de Bonou.
Il faut rappeler que le processus de destitution d’Emmanuel Zounmènou a été déclenché le lundi 28 août dernier, seulement cinq jours après sa reprise de service. Sept conseillers communaux de Bonou, non contents du rétablissement par la haute juridiction du maire précédemment suspendu, lui ont adressé par exploit d’huissier, une correspondance dans laquelle ils demandent la convocation d’une session extraordinaire devant statuer sur un vote de défiance à son encontre. Les conseillers frondeurs réunis au sein du Collectif de la majorité absolue des conseillers communaux de Bonou évoquent comme griefs, entre autres, des actes de désaccord grave dans sa gestion et une crise de confiance au sein du conseil communal. Ampliation de la correspondance a été faite au préfet de l’Ouémé et au ministre chargé de la Décentralisation. C’est donc un éternel recommencement à Bonou qui pourrait connaître son cinquième maire en deux ans de mandat si la procédure en cours va à son terme?

Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

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