Les lâchées d’eaux du barrage de Nangbéto aggravent, comme depuis quelques années déjà, les dégâts de la crue du fleuve mono. Le phénomène est décrié par ces temps-ci encore, alors que le département n’enregistre pas de fortes pluies. A la suite de son homologue d’Athiémé, Anani Hlondji, maire de Grand-Popo, a fait le constat amer au niveau de plusieurs localités de sa commune.

Il a visité, mardi 5 septembre dernier, à la tête d’une forte délégation, des arrondissements de Sazué, de Djanglanmey et d’Adjaha où des sinistrés continuent de souffrir le martyre. Ces derniers perdent, de façon impuissante, des productions agricoles, des habitations et des proches notamment des enfants en bas âge, selon des agents de santé. Le spectacle est autant désolant que le bilan des dégâts. Anani Hlondji, n’a pas pu contenir son amertume.

« Avant c’était tous les cinq ans que nous connaissions l’inondation. Mais maintenant, c’est presque tous les ans et cela est dû au barrage de Nangbéto. Ce sont des lâchées d’eaux du barrage qui occasionnent ce sinistre car, ici nous sommes dans le versant. Les eaux que déverse le barrage de Nangbéto nous font subir des dégâts », fustige le maire qui plaide pour un programme d’assistance en vue de soulager les sinistrés. Le maire suggère qu’il y ait un programme qui vise, chaque année, une action sociale en faveur des populations. « Le mal, on le connaît et il ne peut pas nous causer, chaque année, ce tort-là sans qu'une action ne soit faite à notre endroit », a souligné Anani Hlondji.

A l’image de Grand-Popo d’autres communes du Mono, comme Athiémé et Bopa, vivent les mêmes situations de détresse. A Athiémé un homme de 32 ans a déjà perdu la vie par noyade laissant, derrière lui, trois filles. Vivement que l’appel du maire fasse réagir la Compagnie électrique du Bénin (CEB), structure de gestion du barrage de Nangbéto.

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