Le gouvernement du Bénin a pris ses responsabilités face aux menaces du tilapia lake virus (TiLV), un micro-organisme exterminateur ayant pour cible, l’espèce halieutique tilapia.

De main ferme, il a décidé de ne plus accueillir sur son sol ces poissons venant de l’extérieur du pays et ce, jusqu’à nouvel ordre. La mesure de suspension, qui vise à limiter les risques de contamination, a été rendue publique, par un communiqué conjoint du ministre en charge du Commerce, Lazare Sèhouéto et de son homologue chargé du secteur de la Pêche, Delphin Koudande.

Selon les termes dudit communiqué, en date du lundi 28 août 2017, « L’importation par les voies terrestre, maritime, aérienne et fluviale de poisson tilapia vivant sous forme d’œufs, de larves, de juvéniles, de géniteurs ou de poisson tilapia mort sous forme congelée ou dérivée est temporairement interdite ». La même source avertit que « ces produits précités, acheminés par les différentes voies, doivent être saisis et détruits ». Cette situation malheureuse intervient alors que la production locale est loin de couvrir les besoins en protéine animale, en dépit des fortes pressions exercées par les acteurs de la pêche sur les plans d’eau du pays, victimes de l’ensablement et des pratiques égoïstes de pêche.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), qui a donné l’alerte au sujet des méfaits du TiLV, s’inquiète déjà des impacts négatifs des attaques virales sur la sécurité alimentaire, la nutrition et l’économie. Les pays que le virus a déjà infectés sont au nombre de cinq à savoir l’Equateur, la Colombie, l’Egypte et la Thaïlande.

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