A peine il est réinstallé dans ses fonctions que le maire de Bonou, Emmanuel Zounmènou, a déjà des soucis à se faire pour son fauteuil. Sept conseillers sur les neuf qui composent le conseil communal, non contents de son rétablissement par la Cour suprême, ont enclenché à nouveau, ce lundi 28 août, la procédure de sa destitution.

Ils lui ont adressé, par exploit d’huissier, une correspondance dans laquelle ils demandent la convocation d’une session extraordinaire devant statuer sur un vote de défiance à son encontre. Les conseillers frondeurs réunis au sein du Collectif de la majorité absolue des conseillers communaux de Bonou évoquent comme griefs contre Emmanuel Zounmènou des actes de désaccord grave dans sa gestion et une crise de confiance au sein du conseil communal.
Ampliation de la correspondance a été faite au préfet de l’Ouémé et au ministre chargé de la Décentralisation. C’est donc un éternel recommencement à Bonou qui pourrait connaître son cinquième maire en deux ans de mandat si la nouvelle procédure aboutirait.
Il faut rappeler que le maire Emmanuel Zounmènou qui a avait été suspendu par le préfet de l’Ouémé, a repris service mercredi 23 août dernier suite à l’arrêt de la Cour suprême annulant l’acte de l’autorité de tutelle. Lequel arrêt a invalidé par voie de conséquence l’élection de son successeur Julien Afohounha. Aujourd’hui, ce dernier et six autres de ses collègues sont revenus à la charge pour engager une procédure en bonne et due forme pour un vote de défiance à l’encontre du maire Emmanuel Zounmènou.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

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