Zangbéto et ses adeptes sont à couteaux tirés avec les membres d'une église des assemblées de Dieu dans une affaire de présumé vol de poulet. C'est à Doukonta, un village de Lokossa, dans le Mono où le fétiche a pris le contrôle du périmètre de l'église. Cette ambiance conflictuelle a été exacerbée par le renforcement du dispositif de prise de possession, ce dimanche 20 août, et aucune messe n’a pu être dite dans l’église. En lieu et place des fidèles et leur pasteur, c’est zangbéto qui a régné sur les lieux bouclés avec des rameaux. Des branchages de divers arbres y ont été également déposés, par endroits. A en croire le chef des adeptes du zangbéto de la localité, John Hounza, il s’agit de l’expression d’une vengeance contre le pasteur de l’église, la famille de celui-ci et ses fidèles. Ces derniers, aux dires de John Hounza, les auraient humiliés quelques jours plus tôt. Des témoins rapportent que tout est parti de la grand-mère du pasteur qui aurait "accusé", le jeudi 17 août 2017, la communauté du culte zangbéto d'avoir volé de sa basse-cour, le poulet attaché à leur fétiche alors que celui-ci était à la tête d'une procession de ses adeptes vers le temple du vodoun tolègba où des rituels annuels devraient y être accomplis. La grand-mère serait soutenue dans cette entreprise de dénonciation par son petit-fils, le pasteur, et d'autres fidèles de l'église dont des dames que John Hounza a soupçonné d'avoir tenté, dans la foulée de l'ambiance surchauffée, de toucher au zangbéto. "Toutes choses qui constituent des interdits dans le culte du fétiche", déplore John Hounza qui a déposé, entretemps contre toutes ces provocations, une plainte au commissariat de police de Lokossa. Après quelques rencontres infructueuses en vue d'un règlement à l'amiable, une séance de médiation est prévue, pour ce lundi 21 août, entre les dignitaires des deux religions sous l'égide des élus et du commissaire de la ville de Lokossa. Peut-être de là sortira la solution d'apaisement de la communauté des adeptes du culte zangbéto. Les deux communautés religieuses cohabitent à Doukonta depuis plusieurs années.

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