Pour redonner vie aux Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Eugène Azatassou, le coordonnateur de l’alliance et les siens étaient face aux militants du Zou, ce dimanche 23 juillet à Abomey, dans la perspective du prochain congrès et surtout des législatives à venir.  

Après Dassa-Zoumè dans les Collines le samedi, la délégation des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) était, ce dimanche à Abomey dans le cadre de leur tournée nationale entreprise, il y a quelques jours. Après avoir perdu le pouvoir et beaucoup d’alliés dans une saignée sans discontinue, les Fcbe sont désormais comme un oiseau qui a perdu toutes ses plumes et obligé de résister jusqu’à la saison prochaine pour se faire un nouveau plumage. Pour se repositionner, l’alliance politique Fcbe de Boni Yayi se remobilise sur le terrain dans la dynamique des prochaines échéances électorales.
A cet effet, le coordonnateur national des Fcbe, Eugène Azatassou, et son équipe ont rencontré les militants de l’alliance dans le Zou pour échanger sur les questions de politique nationale. Eugène Azatassou était entouré du député Fcbe Jean-Marie Allagbé ; du représentant de l’alliance dans le Zou, Prosper Adoukonou et de plusieurs autres personnalités de ce regroupement politique. Une seule préoccupation revenait constamment : tout faire pour repositionner les Fcbe pour efficacement faire face à la gouvernance actuelle. « Malgré tout ce qui est fait contre nous comme basses besognes, les Fcbe ne mourront pas. Pour réussir à nous enterrer, il faut commencer par faire ce que nous avions fait en 10 ans avec notre leader charismatique. Si ce n’est pas le cas, donc les Fcbe ont encore de beaux jours devant », laisse entendre Prosper Adoukonou, représentant de l’alliance dans le Zou. Il est appuyé par le député Jean-Marie Allagbé et le coordonnateur Eugène Azatassou qui dressent un tableau bien sombre de la gouvernance actuelle qui, en quelques mois seulement, aura déçu beaucoup, selon eux. Ils citent tour à tour « les annulations des concours, les casses anarchiques à travers les villes du pays, la fermeture de plusieurs sociétés d’Etat, la suppression des emplois et la compression des agents, les audits ciblés, des réformes mal réfléchies, etc. ». Ils poursuivent en se désolant qu’« en quelques mois seulement, le grand espoir nourri se soit mué en un désenchantement total pour les Béninois ».      
Au cours de ce face-à-face avec les Fcbe d’Abomey et environs, les responsables ont aussi échangé avec l’assistance sur le fonctionnement interne de l’alliance qui devra aller au congrès incessamment afin de mieux s’organiser. A propos de la saignée actuelle qui se traduit par des départs, ils estiment que certains de leurs anciens camarades « ont voulu entretemps conduire l’alliance dans les bras du pouvoir actuel sans tenir compte de la forme de gouvernance et de la souffrance des populations et comme ça n’a pas prospéré, ils ont préféré vite rejoindre la mouvance en quittant le navire Fcbe ». Pour Eugène Azatassou, seul le prochain congrès pourrait définir la position des Fcbe par rapport au Gouvernement. C’est la base qui décidera de la voie à prendre. Pour l’instant, nous travaillons à consolider les Fcbe qui constituent la seule alternative sérieuse, forts de ses 10 ans d’expérience du pouvoir, face à la gouvernance actuelle.

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