La session communale tenue, ce mercredi 28 juin à l’hôtel de ville de Lokossa, a été marquée par le rejet des dossiers soumis au vote. Sauf un seul. Ce résultat inédit est l’expression d’une fronde désormais officialisée dans le bloc politique du maire. Pierre Awadji doit-il se faire du souci pour son fauteuil ?

Pierre Awadji a perdu le contrôle de la majorité des conseillers communaux à Lokossa. Cela s’est ressenti au vote des quelques 12 points programmés pour la session de ce mercredi. La majorité des conseillers communaux présents en ont adopté un seul. Lequel point porte sur l’affectation de domaine au ministère en charge de l’Enseignement secondaire pour la construction d’un lycée technique industriel.

Cette ambiance tranche avec les habitudes du conseil communal de Lokossa. Le maire Pierre Awadji a, depuis son installation à la tête de la mairie, su négocier et obtenir la confiance de ses camarades politiques notamment ceux de Union fait la Nation et des Forces démocratiques unies (Fdu). Ses dossiers soumis au vote n’ont jamais enregistré tant de contradicteurs pour connaitre le rejet comme ce fut le cas à la session de ce mercredi. Tout se passait comme une lettre à la poste. Le maire serait-il en train de perdre les moyens de ce confort à la tête du conseil communal ? Peu sûr. Son bloc s’effrite et les langues se délivrent.

Le groupe des contradicteurs s’est étoffé de fidèles alliés de l’autorité communale, comme le chef de l’arrondissement central éponyme de  la ville. Séverin Hounnou et le premier adjoint au maire, Valère Doguè, ont d’ailleurs eu la dent dure contre le maire s'agissant de la gestion des affaires de la ville.

Au nombre des dossiers rejetés hier, figurent « le compte administratif, gestion 2016, ensuite le rapport d’activités au titre du 2e trimestre de l’année en cours puis le compte rendu de trois importantes commissions à savoir Affaires économiques et financières, Affaires environnementales et domaniales et, Affaires sociales et culturelles. Au regard de la portée de ces différents dossiers, on peut soupçonner que le maire n’a pas vu venir la fronde. Soit la crise de confiance a atteint son paroxysme et les frondeurs ont choisi la logique de défiance. Reste à savoir s’ils ont les moyens de tourner la page de Pierre Awadji.

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