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Rosine Soglo brise enfin le silence à propos de la crise qui secoue son parti politique. Elle apporte son soutien au président de la Renaissance du Bénin récemment destitué de la présidence et exclu du parti par un groupe de dissidents. C’était à la faveur d’une conférence de presse qu’elle a animée, ce lundi 29 mai au siège du parti à Cotonou.

« Léhady Soglo continue d’être le président du parti de la Renaissance du Bénin (Rb), nous irons bientôt au congrès et si la majorité décide qu’il ne sera plus président, on en prendra acte ». Ce sont les propos de Rosine Soglo, fondatrice et ancienne présidente de la Rb à l’occasion d’une conférence de presse qu’elle a animée ce lundi 29 mai pour se prononcer sur la crise politique qui secoue son parti. Visiblement remontée contre les dissidents, Rosine Soglo a pris clairement position pour le président destitué qu’elle dit soutenir jusqu’au prochain congrès. Elle lance aux dissidents : « S’ils sont conséquents envers eux-mêmes, ils n’ont qu’à s’en aller. Ils n’ont qu’à créer leur propre parti, je vais leur donner ma bénédiction, mais tant que je serai là, ils ne peuvent pas me chasser de mon parti ». Ces propos sont régulièrement entrecoupés par des applaudissements nourris des militants venus nombreux écouter la déclaration de celle qu’ils appellent affectueusement ‘’Mémé’’.
La doyenne d’âge des députés à l’Assemblée nationale s’est également prononcée par rapport à la proposition faite dans les médias par les dissidents selon laquelle, ils seraient prêts à revoir leur position si éventuellement l’ancien président de la République Nicéphore Soglo acceptait reprendre la direction du parti la Renaissance du Bénin. Selon elle, cette proposition n’est pas recevable car elle vise à opposer les Soglo. « A votre place de père, demande-t-elle aux militants, vous pouvez accepter humilier votre fils en lui arrachant la direction du parti ? ». Spontanément, les militants ont répondu non, avant de lancer des slogans « Houézèhouè ! » et soutenir que Léhady Soglo reste le président de la Rb jusqu’au prochain congrès.
Mais Rosine Soglo ne ferme pas totalement la porte au dialogue. Elle affirme que cela peut se faire si les dissidents manifestent le désir de le faire, en respectant un certain nombre de conditions qui sont préalables à des discussions. « Nous pouvons discuter et trouver un consensus si les dissidents viennent me voir pour poser leurs problèmes, et non m’envoyer une lettre comminatoire comme ils l’ont fait à l’endroit de l’ancien président Nicéphore Soglo », soutient-elle. Elle se dit scandalisée par l’attitude des dissidents qui, selon elle, ont manqué de respect à l’ancien couple présidentiel. « Je pensais que s’il y a un problème, ils vont venir nous voir pour qu’on essaie d’échanger et pouvoir réconcilier les deux parties », regrette-t-elle. Ce qui la chagrine le plus, d’après sa déclaration, c’est le fait que ce soient « les proches de toujours qui agissent pour déstabiliser la Rb ». Elle pense que cette crise politique n’est pas le fruit du hasard.
Selon sa déclaration, c’est l’argent qu’il qualifie de « fumier du diable » qui est à l’origine des remous qui secouent son parti. « Mais c’est triste qu’on n’en arrive là aujourd’hui », regrette-t-elle. En pensant à son âge (83 ans), elle explique qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à passer aux côtés des militants et leur demande de soutenir Léhady Soglo dans ses fonctions de président de la Rb. « Je dois bientôt partir, je vous laisse mes enfants, je vous demande de les soutenir afin que votre parti la Rb puisse aller de l’avant », affirme-t-elle. « Je vous demande d’avoir confiance en votre parti la Renaissance du Bénin, poursuit-elle, ce n’est plus le mien moi je partirai bientôt.»
Consciente que ce sont les petits gestes et propos qui restent toujours dans la tête des électeurs, la doyenne d’âge des députés a terminé son intervention par : «Je vais dire simplement une chose, que Léhady Soglo continue à être le président de la Rb». Une phrase que les militants ont saluée longuement avec des applaudissements mélangés de slogans de victoire. La fin de la crise n’est donc pas pour demain, et chacun attend maintenant la réaction des dissidents.

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