Contrairement à janvier 2017, le mois de février a connu une baisse généralisée des prix des produits de première nécessité, selon la dernière publication de l’Indice harmonisé des prix à la consommation de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae).

Les prix des produits de première nécessité ont enregistré une baisse généralisée sur les marchés locaux durant le mois de février dernier. L’Indice harmonisé des prix à la consommation de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) affiche 109,9 contre 111,2 le mois de janvier 2017, soit une variation de -1,1%. Selon l’institution, ce coup de mou découle de la diminution des prix des produits des fonctions « Logements, eau, gaz, électricité et autres combustibles » et « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » qui ont connu une baisse respective de - 4,1 et -1,7 %. Pourtant en janvier, les produits énergétiques étaient à l’origine de la flambée observée sur les marchés. Les données du mois de février indiquent une baisse de -28,3% pour les « Combustibles solides et autres » et de -1,3% pour les « Carburants et lubrifiants ». Il y a deux mois, la fonction « Logements, eau, gaz et autres combustibles » était à un taux estimé à +5,3%. Le carburant, le pétrole lampant, le charbon de bois, le bois de chauffage, et le gaz domestique avaient vu leur prix grimper à l’achat. « L’analyse des produits élémentaires révèle que la hausse est liée à l’augmentation du prix du charbon de bois (+42,7%), de l’essence kpayo (+21,1%), du bois de chauffage (+12,4%), du pétrole (+10,8%), du gas-oil (+7,6%), de l’essence à la station (+7,6%), du gaz (+2,4%) »,

avait signalé l’Insae. Sans doute, la pression qu’avait exercée l’opération de déguerpissement des espaces publics sur ces produits souvent commercialisés au bord des voies est descendue durant le mois de février.
La baisse ne concerne pas que les produits énergétiques. Les poissons et autres produits séchés et fumés, les fruits et les légumes frais en feuille étaient également bon marché, affichant une baisse respective de -17, -7,9 et -7,4%. « Selon l’origine des produits, les prix des produits locaux sont les principales causes de cette baisse (-1,2%), le secteur secondaire est celui qui contribue le plus à cette variation à la baisse (-2,3%) suivant l’analyse par secteur d’activité », détaille l’Insae qui relève aussi qu’en glissement annuel, le niveau des prix en février 2017 a connu une légère baisse de -1,0% par rapport à celui du même mois de 2016.
L'analyse du taux d’inflation en février 2017 permet de situer l'évolution des prix à -1,0% en baisse par rapport au niveau du mois précédent estimé à - 0,9%. Cette tendance s’inscrit toujours en dessous du seuil de 3% fixé dans le cadre de la surveillance multilatérale au sein des Etats membres de l'Uemoa.
L’Ihpc a pour population de référence l’ensemble des ménages africains de Cotonou et de ses agglomérations. Le panier de la ménagère comprend 626 variétés suivies dans 974 points d’observation. Plus de 6000 relevés de prix sont effectués chaque mois par les enquêteurs de l’Insae. La période de base de l’Ihpc est l’année 2008 et les pondérations de l’indice proviennent d’une enquête sur les dépenses des ménages réalisée en 2008.

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