Le Bénin s’apprête à s’inscrire dans un processus de développement soutenu basé sur les infrastructures. Pour ce faire, il est proposé un projet de loi devant régir les investissements en PPP et promouvoir ce mode d’achat public.

La mise en œuvre d’une politique PPP doit reposer sur des principes abordés dans un précédent article. Il est à noter que ces objectifs du gouvernement ne peuvent en aucun cas être atteints sans l’appui du secteur privé béninois en général et celui du patronat en particulier. C’est pourquoi, il est important d’anticiper et d’outiller le secteur privé avant le vote de la loi par l’Assemblée nationale aux fins de rendre les acteurs dudit secteur aptes à accompagner le processus.

Le secteur privé désigne la partie d'une économie où les fonds de l'État ne sont pas investis ou sont peu investis. Le secteur privé béninois intègre notamment en son sein la majorité des banques. Au Bénin, le secteur privé comporte très peu d’entreprises qui soient de grande taille, pérennes et compétitives au-delà des frontières nationales. Il est donc important de travailler à avoir des entreprises ayant une longue espérance de vie et un fort potentiel de croissance. C’est l’opportunité qu’offrent les Partenariats Public-Privé à travers les durées de contrat assez longues pour amener les entreprises privées à s’organiser afin de faire face à la gestion des concessions et autres enjeux stratégiques.
Le secteur privé se positionne ainsi comme le premier partenaire du gouvernement pour l’atteinte de ses Objectifs de développement, de croissance économique et de création d’emplois.
Pour ce faire, il est attendu que les entreprises privées s’organisent en se dotant d’outils adéquats pour mieux maîtriser leur environnement et saisir les opportunités. Ceci ne pourra se faire qu’avec l’appui du patronat et de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (CCIB). Cette partition à jouer par les entreprises, devra se résumer en ces points à savoir:
Appropriation et dissémination de la loi sur les PPP après vote et promulgation;
Formation et information des membres du secteur privé y compris les banques commerciales ;
Incitation de l’Etat à la mise en place d’un organe consultatif pour les PPP et participation active aux travaux de cet organe;
Préparation et soumission de projets innovants et durables;
Promotion de l’emploi des jeunes et réinsertion des déscolarisés à travers les projets PPP.
Veille et prévention des contentieux liés à l’exécution des contrats de PPP.
Cette démarche vise également à aguerrir le secteur privé quant aux modes de gestion de contrats à longue durée et de financement de projets de PPP. Le financement des PPP (mode financement sans recours) qui est complètement différent du mode classique de financement de projets de développement induit indubitablement la création de nouvelles entreprises (start up) sources de croissance économique et de création d’emplois.
Ces six points marqueront une participation active du secteur privé dans le processus de développement dans lequel s’inscrit le gouvernement qui passe nécessairement par la mise en place de meilleures infrastructures pour des services publics de qualité.
Il revient donc au secteur privé de s’organiser sous la houlette du patronat pour tirer grand profit de ces opportunités.

Par Christian YENOUSSI (Collaboration extérieure)

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 2520 fois
Tags:
  • ,