Pour le compte de l’année 2015, les acteurs du secteur financier ont tenu à sacrifier à la tradition de la présentation de vœux au ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Komi Koutché. La cérémonie organisée à cet effet a eu lieu à Cotonou, hier jeudi 12 février et a permis de dresser le bilan des activités du secteur en 2014.

Après avoir sacrifié à la tradition de présentation des vœux pour l’année 2015 au ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, au nom des acteurs du secteur financier, Alain Hounguè, a souligné que cette rencontre permet d’exprimer de vive voix à l’autorité les préoccupations des acteurs du secteur en dehors du cadre formel. Il s’agit, a-t-il ajouté, d’un partenariat entre le secteur financier et l’administration financière qui répond chaque fois à leurs attentes.

A ce sujet, il a salué la disponibilité du ministre Komi Koutché qui a rencontré à plusieurs reprises les acteurs du secteur depuis son avènement à la tête du ministère. Faisant le point des réalisations du sous-secteur bancaire au titre de 2014, Alain Hounguè a révélé qu’il a mobilisé 2820 milliards de FCFA dont 1596 milliards de FCFA de dépôt et 1292 milliards de FCFA de crédit contre en 2013 un chiffre de 2444 milliards de FCFA, soit une progression de 15,4%. Quant au sous-secteur assurance, a poursuivi le porte-parole des acteurs du secteur financier, il a enregistré un chiffre d’affaires de 38 milliards 300 millions de FCFA en 2014 contre 43,3 milliards de FCFA en 2013. En termes d’impôts, les sociétés d’assurance ont versé au Trésor 2,5 milliards de FCFA.

Toutefois, a assuré Alain Hounguè, le secteur financier peut toujours mieux faire étant entendu que le pays regorge de fortes potentialités non encore exploitées. Par ailleurs, il n’a pas manqué d'attirer l’attention de l’autorité de tutelle sur des doléances sur lesquelles ils ont déjà saisi le ministre.
Après avoir répondu à leurs bons vœux à son endroit, Komi Koutché est revenu sur l’importance stratégique du secteur financier dans le développement économique du pays. En se référant aux chiffres présentés par le porte-parole des acteurs du secteur financier, il fera savoir qu’il ne s’agit pas que de mathématiques, car ces chiffres révèlent aussi l’impact social de leurs activités.

A ce titre, le ministre Komi Koutché a évoqué les financements faits par les banques en faveur des projets de développement. « En dehors des financements traditionnels qui sont des activités à rentabilité immédiate, vous orientez aussi vos actions vers les projets de développement », s’est-t-il réjoui ajoutant que les institutions internationales n’ont plus ce monopole. Le même satisfecit a été décerné aux deux sous-secteurs des micro-finances et des assurances qui s’illustrent également par des performances sur le terrain du social.

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