Face à la presse dans la matinée d’hier jeudi 18 décembre, l’Unité de Coordination de la formulation du 2è programme et du suivi des réformes de MCA-Bénin (UCF/ MCA-Bénin) a confirmé l’éligibilité du Bénin au 2è compact. Le contenu du programme pour les cinq années à venir ainsi que les avantages que le Bénin peut en tirer ont été présentés.

Le coordonateur national de l’UCF/MCA, Samuel Batcho, le directeur du Bénin au MCC, Christopher Broughton ainsi que le vice- président adjoint de MCC, Jonathan Bloom étaient face à la presse nationale dans la matinée d’hier jeudi 18 décembre.
Visiblement content de voir le Bénin à nouveau élu au compact de MCC, le coordonnateur Samuel Batcho a d’abord dit la gratitude du gouvernement béninois au peuple américain ainsi qu'à son gouvernement. Il a ensuite salué l’entregent de l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin dans l’aboutissement de ce dossier. Confirmant l’éligibilité du Bénin, le coordonnateur national de l’UCF/MCA a rappelé que c’est l’indicateur corruption qui était au rouge pour que le pays soit recalé. Il précise que c’est unanimement que la décision a été prise l’année dernière. Mais cette année, grâce aux progrès accomplis par chacun et surtout le Plan de lutte contre la corruption mis en place par le gouvernement, le pays a abouti à ce résultat positif qui donne le sourire à tous aujourd’hui.
Pour Samuel Batcho, le Bénin n’a jamais passé auparavant plus de 11 indicateurs. Voilà que cette année il a fait la prouesse d’en passer 12. Puis Samuel Batcho de préciser que «si chacun met un peu du sien, s’il y a davantage d’efforts, le Bénin peut passer 13 voire 14 indicateurs».
Les conférenciers se sont également appesantis sur le contenu du Programme dont ils disent qu’il sera exclusivement concentré sur le secteur énergétique au Bénin. Un secteur qu’il qualifie de stratégique pour son développement. «Si l’on peut fournir davantage d’électricité, cela peut libérer le moteur de croissance au Bénin», a laissé entendre le vice-président adjoint de MCC Jonathan Bloom qui souligne au passage la nécessité de monter un cadre attractif afin d’attirer les investissements de tout le monde. «Cela va exiger des efforts énormes de la part du MCC et des engagements de la part du gouvernement du Bénin», a dit le vice-président adjoint de MCC. Il ajoute espérer que cela aidera à pérenniser les rêves du peuple béninois.
Autres explications apportées par le coordonnateur national de l’UCF/ MCA-Bénin, Samuel Batcho, c’est le montant des fonds. «Une enveloppe de base de 250 millions de dollars américain», a-t-il souligné, avec la précision que le Ghana était à une enveloppe de base de 300 millions de dollars, mais avec la flexibilité des Américains, et le soutien de son secteur privé, l’enveloppe est allée à 500 millions de dollars américain. «Le Bénin aussi peut faire autant. Tout dépend de nous», a-t-il souligné.
Pour sa part le vice-président adjoint de MCC, Jonathan Bloom, a invité chacun à progresser et aller au-delà du progrès réalisé par le Ghana. Il souhaite que le secteur privé saisisse l’occasion pour faire comme les Ghanéens.
Pour ce qui est de la contrepartie du MCC dans la signature du compact avec le Bénin, Jonathan Bloom a précisé que c’est «juste pour qu’il y ait un monde plus juste, plus libre et plus prospère. C’est tout l’intérêt des USA», a-t-il conclu.
La presse a posé beaucoup de questions relatives à ce qui sera fait concrètement, lorsqu’on parle de secteur de l’énergie au Bénin. Les conférenciers ont été très précis en assurant que des études de faisabilité seront faites. «Il y a aujourd’hui de nouvelles technologies pouvant aider à réduire la consommation électrique. Si le cadre institutionnel et stable est mis en place, cela peut attirer le secteur privé», a indiqué Jonathan Bloom

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 4517 fois
Tags:
  • ,