Par Claude Urbain PLAGBETO

Dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de l’Agence pour l’assurance du Commerce en Afrique (Aca) dont les travaux se déroulent du 3 au 5 juillet au Bénin, s’est tenue une table ronde des investisseurs,ce jeudi 4 juillet à Cotonou. Les échanges ont porté essentiellement sur les avantages et les modalités d’accès aux produits que propose l’organisation pour surmonter les risques liés au commerce et aux investissements en Afrique.

L’Agence pour l’assurance du Commerce en Afrique (Aca) est déterminée à contribuer au développement du commerce et des investissements sur le continent, en transformant le risque commercial en opportunité par l’offre d’assurance et de produits financiers. Le directeur général par intérim de la structure, John Lentaigne, l’a martelé, ce jeudi 4 juillet à Cotonou, à la faveur d’une table ronde des investisseurs organisée en marge de sa dix-neuvième assemblée générale qui s’ouvre officiellement ce matin.
La rencontre a permis aux participants provenant des 21 pays membres de l’Agence et aux partenaires techniques et financiers d’échanger sur les goulots d’étranglement liés au financement des transactions : exportation, importation, vente à crédit, conclusion de contrat. Seule institution multilatérale couvrant le risque politique et le risque commercial, l’Aca offre une large gamme de produits « flexibles » d’assurance et financiers qui sont adaptés aux besoins des investisseurs, des banques, des sociétés d’exportation et d’importation, des entrepreneurs, des courtiers d’assurance, des assureurs, et même des gouvernements et organismes publics africains, selon John Lentaigne. Tout cela devrait permettre de saisir les grandes opportunités qu’offre l’Afrique en matière de commerce et d’investissements et de les traduire dans la réalité, souligne-t-il.
Pour ce faire, l’Agence se propose de couvrir les risques liés aux opérations, tels que le défaut de paiement suite à la faillite du client, le refus injustifié de paiement, l’inconvertibilité de la monnaie locale en devise internationale, l’expropriation d’actifs par le gouvernement hôte, l’appel abusif de la caution fournie pour l’exécution des travaux, la destruction des investissements par des actes de violence politique, terroriste ou de sabotage.
A l’ouverture des travaux de la table ronde, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a exhorté les participants à porter au cœur de leurs échanges les voies et moyens pour que le secteur privé puisse davantage investir dans les secteurs structurants comme les infrastructures, l’agriculture, l’énergie.
Les recommandations issues de la table ronde seront portées vers les dirigeants africains pour que les ambitions nourries se traduisent dans la réalité, assure le ministre
Romuald Wadagni. Il s’est réjoui par ailleurs de la qualité et de la diversité des participants : avocats, huissiers, ministres, entrepreneurs, partenaires techniques et financiers et autres investisseurs. Le ministre a exprimé la satisfaction du gouvernement pour la confiance faite au Bénin par l’Agence qui a inauguré un siège régional, mercredi dernier, à Cotonou. Cela témoigne des efforts déployés par le gouvernement pour améliorer l’environnement des affaires et apporter un changement structurel au niveau de l’économie. « Nous ne ménagerons aucun effort à poursuivre ces changements, car le Bénin sait où il veut aller et a opté pour une gouvernance claire », rassure Romuald Wadagni.

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