56 % des enfants nés aujourd’hui dans le monde seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte, parce que les États ne font pas les investissements nécessaires pour avoir une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain. C’est ce que révèle le nouvel indice du capital humain dévoilé par la Banque mondiale en marge des Assemblées annuelles tenues à Bali en Indonésie.

La Banque mondiale a dévoilé le nouvel indice de capital humain à travers un communiqué de presse parvenu à notre Rédaction. Ce nouvel indice du capital humain rendu public, dans le cadre des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fmi fait réfléchir sur le sort des générations futures. « 56 % des enfants nés aujourd’hui dans le monde seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte parce que les États ne font pas les investissements nécessaires pour produire une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain », précise le communiqué. Le nouvel indice fait partie intégrante d’une vaste initiative du Groupe de la Banque mondiale. Ce dernier reconnaît le rôle du capital humain comme moteur de la croissance inclusive. Outre l’indice, le « Projet sur le capital humain » comprend un programme de renforcement de la recherche et des évaluations, ainsi qu’une assistance pour aider les pays à accélérer leurs progrès. Pour 126 des 157 pays couverts par l’indice, les données ont pu être ventilées par sexe, lit-on. Dans ce sous-ensemble de pays, l’accumulation de capital humain chez les garçons et les filles est encore loin du niveau optimal. Dans la plupart d’entre eux, l’écart séparant l’ensemble des enfants (garçons ou filles) de cet objectif est plus grand que l’écart observé entre les garçons et les filles. 

Selon le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim : « le capital humain est souvent le seul capital des personnes les plus pauvres, c’est un des facteurs essentiels d’une croissance économique durable et inclusive. Pourtant, les investissements dans la santé et l’éducation n’ont pas reçu l’attention qu’ils méritent. Cet indice établit un lien direct entre l’amélioration de la santé et l’éducation des populations, la productivité et la croissance économique ».

Des mesures urgentes pour renverser la tendance

Jim Yong Kim suggère que les pays prennent des mesures urgentes et investissent plus et mieux dans leur population. Estimant que la barre devient plus haute pour tous, le président du Groupe de la Banque mondiale indiquent que tous les pays, peu importe leurs niveaux de revenus, doivent développer leur capital humain pour pouvoir soutenir la concurrence dans l’économie du futur. 
L’indice du capital humain mesure d’après la Banque mondiale, le niveau de capital humain qu’un enfant né aujourd’hui est susceptible d’atteindre d’ici ses 18 ans, compte tenu des services de santé et d’éducation dans son pays. Il mesure la distance qui sépare un pays d’une situation optimale de scolarisation et de santé intégrant trois facteurs, à savoir la survie, la scolarité et la santé. L’indice du capital humain reflète la productivité future d’un enfant né aujourd’hui, comparée à celle qu’il aurait pu atteindre s’il avait bénéficié de conditions de santé optimales et d’une scolarisation complète et de qualité. Il est calculé sur une échelle de 0 à 1, 1 représentant la meilleure note possible. Un indice national de 0,5, par exemple, signifie que le « potentiel économique » futur de la population (et du pays dans son ensemble) est amputé de moitié. Ce qui se chiffre, sur 50 ans, à de lourdes pertes économiques, avec une réduction annuelle de 1,4 % de la croissance du Pib.

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