La Banque mondiale a rendu public son 18e rapport Africa’s pulse sur l’évolution de l’économie en Afrique. Ce rapport, qui compte cinq messages fondamentaux du système économique africain, indique un taux de croissance économique de 2,7% pour l’Afrique en 2018 contre 2,3% en 2017.

C’est face aux médias du monde et de l’Afrique en particulier, qu’Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, a mis la lumière sur le contenu du 18e rapport Africa’s pulse qui renseigne à suffisance sur l’évolution de l’économie africaine suivant cinq points fondamentaux. Il ressort que le continent africain a eu un taux de croissance économique de 2,7% en cette année 2018 comparativement à 2017 qui a affiché un taux de 2,3%. A l’en croire, cette légère croissance est obtenue grâce aux efforts de certains pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) dont les performances économiques sont bien solides. Dans le même temps, elle a été défavorisée par certains pays de l’Afrique australe ayant affiché des performances en deçà, excepté la République démocratique du Congo. Albert Zeufack explique que cette croissance pouvait être améliorée si les pays africains n’avaient pas été défavorisés par certains facteurs mondiaux. Il évoque l’environnement des affaires qui est de plus en plus défavorable aux pays africains ayant des difficultés à lever des capitaux dans le monde et sont aussi pénalisés par le dédoublement du coût des matières premières. On note un changement de structure des flux de capitaux et des dettes des pays africains qui se tournent vers les marchés pour émettre des bons. Le taux d’intérêt devient élevé alors qu’ils disposent désormais d’un délai très court pour le remboursement. L’expert de la Banque mondiale mentionne une faible productivité qui s’explique par la faible utilisation du capital humain. Ce capital humain qui devrait être exploité à bon escient dans des secteurs novateurs est plutôt alloué à des activités peu productives. 

Toutefois, la Banque mondiale projette la croissance économique à 3,3% en 2019 et à 3,6% en 2020. Albert Zeufack estime que, pour atteindre ces performances dans les deux ans indiqués, les pays africains doivent accélérer les réformes et s’armer de compétences pour faire face aux défis de la mondialisation. Ils doivent mettre en place des politiques porteuses pour minimiser les fuites de capitaux qui rendent leurs performances économiques faibles. Aussi, il souhaite que les fonds affectés à des projets innovants soient utilisés à bon escient pour éviter que les pays remboursent des dettes qui n’ont servi à rien ou ayant accouché d’éléphants blancs.

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