Le représentant résident du Fonds monétaire international (Fmi) au Bénin, Karim Barhoumi, a présenté, ce jeudi 24 mai, à Cotonou, les perspectives économiques régionales édition d’avril 2018. Intitulée « Mobilisation des recettes fiscales et investissements privés », cette présentation a été une occasion pour le représentant résident de se prononcer sur les nouveaux développements économiques dans la zone de l’Afrique subsaharienne, notamment sur les défis de collecte des recettes fiscales et de stimulation de l’investissement.

L’Afrique subsaharienne présente une croissance en légère hausse. La croissance dans deux tiers des pays de la zone présente des vulnérabilités liées à la dette, vulnérabilités qui s’aggravent dans de nombreux pays. Et comme objectifs prioritaires, il faut réduire les vulnérabilités macroéconomiques et relever la croissance à moyen terme. Ce sont là quelques-unes des conclusions de la présentation faite, hier, par le représentant résident du Fonds monétaire international au Bénin, Karim Barhoumi, sur les perspectives économiques régionales, édition d’avril 2018 de son institution, en ce qui concerne l’Afrique subsaharienne.
Selon lui, les perspectives économiques régionales d’avril 2018 ont montré que la croissance des pays exportateurs de l’Afrique subsaharienne est inférieure à celle des pays pauvres à ressources naturelles. Et la bonne reprise de la croissance de la zone est due à un certain nombre de facteurs internes et à la croissance des pays développés de l’Europe et des Etats-Unis d’Amérique.
Au plan interne, Karim Barhoumi explique que la reprise de la croissance est due à la hausse attendue des prix des matières premières, à l’amélioration de l’accès aux marchés des capitaux dont bénéficient certains pays qui continuent d’attirer des capitaux étrangers. La région subsaharienne se trouve aussi, ajoute-t-il, dans un contexte financier favorable à l’échelle mondiale. Mais, à politiques inchangées, la croissance à moyen terme reste timide, souligne-t-il.
Le représentant résident estime que le premier objectif prioritaire pour accélérer la croissance dans les pays de l’Afrique subsaharienne est de réduire les vulnérabilités macroéconomiques et d'améliorer les positions extérieures. Il faut aussi que de nombreux pays, préconise-t-il, reconstituent leurs marges de manœuvre pour faire en sorte que les ratios de la dette publique soient à la hausse, avec une mobilisation des recettes fiscales qui doit être une priorité.
Il faut rappeler que les perspectives économiques du Fonds monétaire international, selon les explications du représentant résident, sont des études menées tous les deux ans aux mois d’avril ou d’octobre.

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