Un atelier sur le fonctionnement de l’Interprofession de la filière anacarde au
Bénin (Ifa-Bénin) se tient les 15 et 16 mai à Parakou. Les échanges permettent de faire le diagnostic de la structure, aux fins de trouver des approches de solutions pour sa meilleure gouvernance.

Le fonctionnement de l’Interprofession de la filière anacarde du Bénin (Ifa-Bénin) est au centre d’un atelier commencé ce mardi 15 mai à Parakou et qui prend fin ce jour. C’est l’occasion de procéder au diagnostic des problèmes qui minent le secteur. En guise de grands remèdes pour les maux de l’interprofession, des propositions de solutions et des recommandations sont également attendues.
Selon le représentant du ministre de l’Agriculture, Siaka Kodjo, la filière anacarde doit emboîter le pas à celle du coton. Elle est tenue d’effectuer des bonds qualitatifs et quantitatifs sérieux, afin que la production passe de 100 000 à au moins 200 000 tonnes par an d’ici 2021, dont au moins 50 % est transformée au Bénin. Il a alors appelé à une interprofession plus efficiente pour un développement accru de la filière.
Toutes les faîtières, a fait remarquer le directeur adjoint de Techno Serve au Bénin, Soulé Manigui, disposent aujourd’hui d’un conseil d’administration. Seulement, s’interroge-t-il, «quelle forme d’organisation devrait pouvoir mettre en place l’Interprofession, pour assurer son bon fonctionnement et obtenir la performance attendue d’elle, par rapport au contexte qui caractérise la filière anacarde?» « La réponse à cette question est laissée à votre discrétion afin que, dans les années à venir, au regard des défis liés au développement de cette filière que l’Interprofession soit en mesure de répondre à la satisfaction de l’ensemble de ses membres», lance-t-il aux participants à l’atelier.
Prennent part à cette rencontre, les structures étatiques, les producteurs représentés par la Fédération nationale des producteurs d’anacardes du Bénin (Fenapab), ainsi que les acheteurs regroupés au sein de la Fédération nationale des acheteurs des produits agricoles et tropicaux (Fenapat). Il y a également les transformateurs avec le Conseil national des transformateurs de cajou (Cntc) et les exportateurs représentés par le Conseil national des exportateurs de cajou (Conec).
Pour le président Aténi Achadé, l’Ifa-Bénin peut aujourd’hui se réjouir de disposer d’un certain nombre de documents adéquats pour son fonctionnement. Ce sont autant d’outils de travail tels que ses statuts et son règlement intérieur, son Plan de développement stratégique, le Plan de travail annuel budgétisé pour 2018, son manuel de procédure de gestion administrative, financière et comptable, le document de stratégies de mobilisation de ressources. Toutefois, a averti le président de l’interprofession, « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». « Notre ambition est, d’une part, de réunir tous les documents et outils nécessaires et indispensables au bon fonctionnement de l’Interprofession de la filière anacarde du Bénin; et, d’autre part, de disposer de moyens nécessaires qui lui sont propres pour garantir au mieux sa souveraineté », a insisté Aténi Achadé. Selon lui, la visibilité d’une structure dépend de la lisibilité de ses actions. Il a rendu hommage aux partenaires techniques et financiers dont Techno Serve et Bénin Cajù, ainsi qu’au gouvernement, non seulement pour leurs appuis, mais pour avoir également facilité le dialogue inclusif entre les différents acteurs de la filière.
Représentants respectivement les ministres du Plan, de l’Industrie et du Commerce, et de l’Economie et des Finances, Galbert Honouvè, Jean Bernard Favi et Raïmou Bio Bangana Bawa ont salué l’initiative de cette rencontre. Son mérite, ont-ils tous reconnu, est de regrouper tous les acteurs de la filière anacarde pour réfléchir et trouver les mécanismes afin de rendre plus dynamique leur interprofession. Ils ont rassuré de la disponibilité de leur ministère à accompagner l’Ifa-Bénin.
Ayant son siège à Cotonou,
l’IFA-Bénin a été mise sur les fonts baptismaux, le 23 juin 2016 à Bohicon. Les participants ont eu droit, au cours des 48h de travaux, à plusieurs communications. Il s’agit entre autres de « La filière anacarde au Bénin : situation actuelle, forces et faiblesses organisationnelles », « Les Interprofessions dans le développement des filières agricoles : cas du coton au Bénin » et «Perspectives d’amélioration pour un fonctionnement efficient et une filière anacarde prospère».

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