« Si des efforts ont été accomplis pour la régularité dans la production des rapports financiers, la qualité des informations données reste encore un défi. » C’est un constat du premier rapport de l’indice des marchés financiers africains publié, la semaine dernière, par Barclays Africa Group et le Think tank britannique Official Monetary and Financial Institutions Forum.

Dans ce rapport, les auteurs exigent de la Bourse régionale des valeurs mobilières Brvm) « une amélioration de la qualité des informations financières, publiées par les sociétés présentes sur sa cote ».
Selon le rapport, des groupes, entreprises ou sociétés soumis à des contraintes de standards internationaux sont sortis du lot. A l'exception de deux, peu de sociétés de la Brvm rendent publiques, des informations financières complètes et susceptibles de rendre compte des opportunités et des risques qu’elles représentent. Les banques qui constituent une part importante des émetteurs de la Brvm par exemple, précise le rapport, ne donnent pas toujours des éléments permettant de bien apprécier leur situation financière.
En effet, l'acte uniforme Ohada qui régit aussi la méthode de présentation des comptes des sociétés dans son espace de compétence, dont celles des pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), a adopté, il n’y a pas longtemps, une mesure imposant aux entreprises présentes en bourse, de publier leurs rapports financiers, selon des normes internationales. Cette mesure devrait permettre une meilleure visibilité pour les investisseurs.
Le rapport de Barclays Africa indique d'ailleurs que la Brvm est « un véritable concentré d'opportunités, en raison surtout de la libre convertibilité de sa monnaie ». Dans un tel contexte, le marché régional des pays de l'Uemoa se classe 13e sur un total de 17 marchés financiers africains analysés. Il est devancé par ses marchés jumeaux du Ghana et du Nigeria, qui sont respectivement 7e et 6e de ce classement?

B. S.

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