Sous la tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce, le Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) a organisé, ce mercredi 19 juillet, un atelier d’information et de sensibilisation au profit des chefs d’entreprises du Borgou. C’est sur le Programme de restructuration et de mise à niveau (Prmn). Son souci est de les accompagner dans leur envie de s’agrandir.

Le Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) effectue depuis quelques jours dans les départements une tournée de sensibilisation des responsables d’entreprises sur le Programme de restructuration et de mise à niveau (Prmn). L’étape du Borgou s’est déroulée ce mercredi 19 juillet à Parakou.
Situant le bien-fondé de la tournée, le directeur général du Brmn, Airy Lucius Tonato a précisé que l’objectif est d’informer tous les acteurs économiques partout où ils se trouvent, sur les enjeux de du programme. « Il y a beaucoup de non-dits ou de mauvaises interprétations de nos actions. De nombreux chefs d’entreprises pensent qu’il existe un quota par région ou que nous concentrons tous nos activités à Cotonou et ses environs », a-t-il déploré. « Nous avons pour enjeu de venir à leur rencontre chaque année, non seulement pour leur rappeler que ce programme existe et fonctionne toujours, mais également, mettre à leur disposition ou les informer sur les nouveaux produits que nous développons », a expliqué le directeur. « C’est vrai que ce programme a démarré avec les entreprises les plus structurées et les plus grandes. La nécessité se fait sentir de descendre vers les plus petites, de manière à adapter notre approche », a poursuivi Airy Lucius Tonato. C’est à travers le cadre intégré renforcé, notamment le projet de renforcement des capacités productives et commerciales des petites entreprises. Afin d’accroître le nombre d’adhésions au programme, le Brmn étend donc ses activités et ses prestations.
Ce programme s’est assigné comme mission, de changer structurellement l’économie nationale, en développant et en promouvant l’industrie. Il vise, à travers son contenu, à accompagner les entreprises dans leur envie de s’agrandir et à susciter leur adhésion, rappelle Airy Lucius Tonato.
Avant le directeur général du Brmn, le représentant du directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Borgou-Alibori, Wilfried Abraham, et le représentant régional de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Adrien Nkoué, ont remercié le Brmn pour l’initiative de ces rencontres d’échanges avec les créateurs de richesse. Selon eux, cette structure travaille pour renforcer les capacités des opérateurs des unités industrielles viables.

Le bien-fondé du Prmn

Une communication sur le Prmn a été présentée à l’assistance par Pablita Coguè, chargée de l’administration et des engagements au Brmn. Il en ressort que c’est de façon volontaire que les entreprises adhèrent au programme. Au regard des avantages que procurent cette adhésion, elles ont d’ailleurs intérêt à le faire. En témoignent la prise en charge du diagnostic stratégique, le renforcement des capacités en matière de gestion, d’achats d’équipements et d’investissements dont elles peuvent bénéficier. Les exigences du programme, ainsi que ses priorités pour 2017 ont de même été rappelées aux potentiels bénéficiaires. Le Prmn leur apporte aussi des appuis d’ordre administratif, technique, social avec leur personnel à déclarer, la régularisation de leurs bilans et états financier et commercial à travers des participations aux rendez-vous régionaux ou internationaux à la conquête des marchés.
Apportant des réponses aux différentes préoccupations soulevées par les chefs d’entreprises rencontrés à Parakou, le directeur général du Brmn a indiqué que la performance a des exigences. « Rien n’est au-dessus des capacités des chefs d’entreprises. Tout est dans la volonté que chacun manifeste pour pouvoir accéder à un développement plus harmonieux et plus compétitif de ses activités », a laissé entendre Airy Lucius Tonato.
Selon lui, il existe beaucoup de programmes au Bénin pour assister les petites et moyennes entreprises (Pme). Le programme dont il a la responsabilité, a-t-il informé, n’a pas pour vocation à se substituer à tous ces programmes. « Lorsqu’un guichet n’est pas ouvert, il y a d’autres qui le sont. Nous essayons d’orienter vers ceux qui sont beaucoup plus adaptés à ce type d’appui », a souligné le directeur.
Après Parakou, c’est la ville de Djougou qui accueillera la délégation du Brmn. C’est pour le même exercice avec les chefs d’entreprises du département de la Donga et de l’Atacora.

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