Du 18 au 21 avril dernier, les ministres en charge du Commerce des quatre pays co-auteurs de l’initiative sectorielle en faveur du coton à l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) et les experts se sont réunis à Cotonou. A la fin des travaux, les participants ont déclaré leur attachement à la poursuite des négociations pour l’élimination des distorsions sur le marché mondial du coton.

Le sort du coton africain sur le marché international indigne les ministres en charge du Commerce des quatre pays co-auteurs de l’initiative sectorielle en faveur du coton (C-4). Dans la déclaration finale des travaux de leur cinquième réunion tenue du 18 au 21 avril, ils ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les négociations sur le coton en vue de l’élimination totale de toutes les distorsions au commerce international de ce produit.

 

Dans la déclaration lue par Cheick Omar Camara, conseiller économique et commercial de la mission du Mali à Genève, il est indiqué que la session de Cotonou renouvelle sa confiance aux négociateurs et leur donne à nouveau mandat de poursuivre les négociations sur le coton. Cela permettra, a-t-il souligné, d’atteindre les objectifs d’élimination totale de toutes les formes de distorsions au commerce international du coton et d’assurer le développement des filières cotonnières des pays africains. Entre autres distorsions dont le coton africain est victime, ils ont dénoncé la subvention que certains pays accordent à leurs producteurs. Ces subventions et soutiens faussent les prix sur le marché mondial du coton et contribuent à la paupérisation des millions de populations des pays africains et pays moins avancés (Pma) producteurs et exportateurs de coton. Pourtant, le rôle crucial du coton dans l’atteinte des Objectifs du développement durable (Odd) dont la lutte contre la pauvreté et la contribution à la sécurité alimentaire dans ces pays.

 

Dans ce cadre, les participants aux travaux de Cotonou demandent « à tous les membres de l’Organisation mondiale du Commerce qui accordent des soutiens internes ayant des effets de distorsion sur le marché international d’œuvrer à l’avancement des travaux sur le coton ». Tout l’espoir des pays du C-4 est fondé sur la onzième conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du Commerce qui se tiendra du 11 au 14 décembre 2017 à Buenos Aires, en Argentine. Ces assises sont perçues comme « l’échéance ultime pour donner suite au mandat fixé par les ministres du Commerce sur la question du coton » qui, depuis quatorze ans, n’a connu le moindre début de traitement adéquat et significatif.

 

Notons que les pays co-auteurs de l’Initiative sectorielle en faveur du coton à l’Omc (C-4) sont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad dont les actions séduisent le Togo.

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