Le Bureau Wallonie Bruxelles au Bénin en partenariat avec l’Institut français a donné l’occasion au public béninois de suivre le film ‘’La miséricorde de la jungle’’ du réalisateur Joël Karekezi, samedi 15 juin dernier à Cotonou. Etalon d’or du 26e Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (Fespaco), ce film produit par Aurelien Bodinaux reste un hymne à l’espoir et à la paix.

La paillote de l’Institut français de Cotonou a affiché comble lors de la projection de ce qui reste un coup de coeur du cinéma africain au 26e Fespaco en 2018. Etalon d’or du festival, ‘’La miséricorde de la jungle’’ a tenu en haleine le public à travers la profondeur de son histoire et le suspense qui le caractérise. Une plongée au cœur de la deuxième guerre au Congo, à la frontière entre ce pays et le Rwanda, dans la région du Kivu et des mésaventures d’un héros de ce conflit armé et d’un jeune soldat qui perdent la trace de leur bataillon. Deux hommes qui se retrouvent en proie à la violence d’un conflit qui ne laisse sur son passage que mort et désolation. Une histoire qui sidère David Gaquere, responsable du Bureau Wallonie Bruxelles International, marqué, se rappelle-t-il, par des films aussi troublants que captivants dans sa jeunesse. Se réjouissant d’offrir au public cette coproduction franco-belgo-rwandaise d’une durée d’une heure et demie, il salue cette réussite du cinéma africain qui, assure-t-il, se développe. Un sentiment que partage Jean-Michel Kasbaria, chef service Coopération d’action culturelle de l’Ambassade de France et directeur de l’Institut français de Cotonou. Pour lui, il n’est d'aucun doute qu’à travers ce film et bien d’autres productions, le Rwanda s’affirme comme un lieu de cinéma avec une dynamique étonnante. Appelé à se prononcer sur la projection de son film au Bénin, Joël Karekezi se dit honoré de le présenter à un public tout autant averti. ‘’La miséricorde de la jungle’’, tout en étant à ses yeux un voyage simple dans la région des grands lacs, reste un film universel, un film d’espoir dans un univers de tourments qu’est la guerre.
« Mon premier métrage était sur les génocides. J’avais envie de faire un film sur la guerre au Congo parce que j’ai suivi ce qui se passe là-bas. Je pense que c’est notre responsabilité de raconter nos histoires. Ce film va au-delà des pays qui se confrontent parce que ça aborde la question de la paix et de l’espoir, car la guerre est partout dans ce monde. Il faut essayer de trouver les moyens pour que nos enfants vivent en paix et c’est ce qui m’intéresse », note-t-il.
Aurelien Bodinaux, producteur du film, souligne tout l’intérêt à montrer ce chef-d’œuvre à tous les publics pour sensibiliser également sur les méfaits de la guerre.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 720 fois